mercredi 25 juin 2014

De Béziers au Pontet, le FN fait la guerre aux pauvres.

Electeurs du FN à Béziers et au Pontet qui se demandent s'ils n'ont pas fait une connerie, finalement.
Ici, à Feu sur le Quartier Général, notre ligne contre le FN est claire. Pas d'antifascisme en peau de zob, pas d'appel à prendre le maquis, pas de belles poses pour la photo. Pour la bonne et simple raison que le FN n'est pas un parti fasciste, ou plus exactement il l'est uniquement dans la mesure où il est instrumentalisé plus ou moins consciemment par un capitalisme aux abois qui en joue comme d'un repoussoir, pour l'instant, mais pourra aussi bien en faire son ultime rempart le jour venu. Ca s'est vu.
On ne va pas non plus être dans le déni. Le vote FN est un vote de pauvres qui ont tout perdu, même leur conscience de classe et les "mots adéquats aux faits" comme disait Guy Debord. Le barbu de Trèves en son temps appelait ce dénuement au carré le lumpen prolétariat. Le prolétariat en lambeaux.
Donc, la seule attaque possible contre le FN, c'est sur ce qu'il fait effectivement contre les pauvres quand il est au pouvoir (municipal). Ca nous rappelle, du coup, la phrase du meilleur copain du barbu de Trêves: "La preuve du pudding, c'est qu'il se mange." Il est inutile de dire au pauvre qu'il est fasciste ou raciste. Il s'en fout. En revanche, jour après jour lui dire, qu'à défaut d'être un salaud, il est surtout un peu con, d'une connerie qui serait celle de la dinde se réjouissant de l'approche de Noël, ça c'est possible. On vous a déjà parlé de la pénible honteuse Ménard à Béziers qui supprime la garderie pour les chômeurs dont un bon nombre avait voté pour lui.
Aujourd'hui, c'est le maire du Pontet qui se distingue dans la violence sociale la plus crasse. Il s'appelle Joris Hébrart et veut responsabiliser ces salopards d'assistés en supprimant la cantine gratuite pour les familles qui sont de fait, les plus démunies. Lui aussi, comme Ménard, il tire dans le dos de son propre électorat à peine élu. 
C'est cela qu'il faudra expliquer, inlassablement.