samedi 14 décembre 2013

Communistes, encore et toujours...

Deux anciens camarades ministres à la tribune
C'était hier soir, à Lille. Une soirée conférence et débat, organisée conjointement par l'amicale des vétérans du Parti et les Jeunesses Communistes. J'arrête tout de suite les mauvais esprits: je ne peux plus faire partie de l'une et pas encore de l'autre. 
Le thème, la laïcité. 
Invité d'honneur Anicet Le Pors. 82 ans: un exposé d'une heure et demie, sans notes, la voix claire. Une synthèse éblouissante.
Il a remis à sa place, ensuite, pendant le débat quelques jeunes camarades légèrement contaminés par le gauchisme sociétal qui trouvait que le voile c'était pas un problème, qu'il fallait être tolérant, tu vois, quoi, que la loi de 1905, enfin tu vois, quoi, il faudrait peut-être la repenser, tu vois, quoi.
Eh bien, non, non, et non. Et ne pas avoir de complexes face au FN sous prétexte d'avoir peur de rallier le choeur des islamophobes. Rappel salubre d'Anicet après son panorama:  quand les post-fascistes s'emparent du thème de la laïcité, ils ont toujours besoin de lui rajouter un adjectif ou un complément de nom. Comme les communautaristes et les intégristes d'ailleurs. Laïcité de combat, laïcité positive, laïcité ouverte? 
Non.
 Laïcité. Point. Ca suffit.
Sinon, aussi, pendant le dîner, plaisir de se retrouver face à un homme qui a écrit une partie de l'histoire récente, un des quatre de 81, qui a vécu aux premières loges les trois seules années de gauche au pouvoir que la France ait connues depuis la fin de la guerre. Un homme qui a participé aux négociations du Programme Commun, pour les questions industrielles. Un homme qui a connu Marchais et Mitterrand. 
Et par ce soir glacial de décembre 2013, qui continuait le combat.
Camarades, un soir d'hiver.