lundi 2 septembre 2013

Michel Gueorguieff est mort.

C'est l'ami Sergueï Dounovetz, son voisin de Montpellier, qui m'a appris la nouvelle. 
Michel Gueorgieff est mort ce matin. C'était cet amoureux du polar qui avait fait du festival de Frontignan, le Firn, depuis seize ans, début juin, un des grands rendez-vous du genre.
Grâce à lui, j'ai pu rencontrer pas mal d'auteurs, des Français mais aussi des étrangers. Elmore Leonard, qui vient de le précéder au paradis du Noir mais aussi Dennis Lehane ou encore Tim Willocks. 
Bref, du caviar.
Au fil des années, j'avais apprécié la bonhomie, la finesse et le goût très sûr de l'homme. Et puis, insensiblement, une vraie sympathie s'était installée entre nous. Je me souviens notamment d'une nuit passée à boire et discuter, en compagnie de Sergueï aux Templiers de Collioure, au milieu des toiles cubistes ou d'une intervention, toujours avec Sergueï et Michel à la prison de Béziers. 
Son humour ravageur conjugué à la gentillesse va vraiment, mais alors vraiment, beaucoup me manquer.