samedi 22 décembre 2012

L'hiver, c'est maintenant aussi

à défaut de fin du monde, l'hiver, donc et un peu de Toulet
 
 
 
 
Jeune fille verte empourprée par l'âtre d'hiver.
 
 
Toi qu'empourprait l'âtre d'hiver
Comme une rouge nue
Où déjà te dessinait nue
L'arôme de ta chair ;

Ni vous, dont l'image ancienne
Captive encor mon coeur,
Ile voilée, ombres en fleurs,
Nuit océanienne ;

Non plus ton parfum, violier
Sous la main qui t'arrose,
Ne valent la brûlante rose
Que midi fait plier.

 Paul-Jean Toulet, Contrerimes