mercredi 17 octobre 2012

La nuit tombe

Lisbonne, Europe Occidentale, circa octobre 2012 mais cela n'a pas eu lieu puisque vous ne l'avez pas vu.


"Ce dont le spectacle peut cesser de parler pendant trois jours est comme ce qui n’existe pas. Car il parle alors de quelque chose d’autre, et c’est donc cela qui, dès lors, en somme, existe. Les conséquences pratiques, on le voit, en sont immenses.

On croyait savoir que l’histoire était apparue, en Grèce, avec la démocratie. On peut vérifier qu’elle disparaît du monde avec elle."

Guy Debord, Commentaires sur la Société du Spectacle. (1988)

On a beau dire, le "vieux de la montagne" a quand même eu le nez creux. 
Qu'il s'agisse de la monstrueuse infamie métaphysique de la "communication de crise" de Renault  au moment de l'affaire des trois de Guyancourt ou de la révolte endémique des peuples grec, portugais, espagnol, il s'agit avant tout de ne pas parler de ce qui pourrait gêner. L'ensemble du complexe financiaro-étatico-médiatique s'y emploie donc avec une efficacité confondante. 
Et vous, vous en pensez quoi de l'exonération des oeuvres d'art dans le calcul de l'ISF?Ou de l'aurorité de Jean-Marc Ayrault? Voilà de vrais sujets...