mardi 4 septembre 2012

Au chic communiste, 9

Marie-Anne Erize, franco-argentine, était mannequin, diplômée de philosophie et militante d'extrême-gauche. Il y avait donc assez peu de chances pour qu'elle survive à la dictature argentine qui permit, comme dans le Chili voisin, au néo-libéralisme d'expérimenter ses méthodes à l'ombre des chars et des salles de tortures.
Marie-Anne Erize a été enlevée le 15 octobre 1976, dans la ville de San-Juan, par des hommes en civil à bord d'une voiture très à la mode en ce temps là: une Ford Falcon. On ne l'a jamais revue. Elle avait vingt-quatre ans.


NB:Un livre, que je n'ai pas (encore) lu a raconté récemment son histoire: La disparue de San-Juan de Philippe Broussard (Stock)