jeudi 23 août 2012

Pour ça, au moins, les Pussy Riot avaient un alibi


Je t'en conjure, ne retire pas ton soutien-gorge, non, non, nooon!
sur causeur.fr

Condamnées à deux ans de prison pour une performance dans une église où elles avaient moqué Poutine qui a tout oublié du communisme soviétiforme sauf la conception policière de la société, les trois délicieuses et courageuses nénettes aux foufounes émeutières ne pourront pas être accusées d’un meurtre particulièrement horrible qui vient de se produire en Sibérie et qui pourtant, dans son modus operandi, sent aussi la revendication punko-féministe.
A Bouriata, dans la banlieue de Zakamensk (et non pas à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar), une jeune femme de vingt-six ans avait envie de boire un coup mais n’avait plus un kopeck. Elle va demander à son voisin de lui prêter de quoi oublier avec une bonne bouteille de vodka que la vie n’est pas toujours rose dans ce coin paumé à la frontière de la Mongolie. Son voisin, 65 ans, refuse. Et voilà notre jeune femme, furieuse, qui le frappe au visage, tente de l’étrangler d’abord avec ses mains, puis, en désespoir de cause, utilise son soutif. Les enquêteurs n’ont pas précisé la taille du bonnet mais l’homme est bel et bien mort et la jeune femme placée immédiatement en détention.
On se souvient que Woody Allen rêvait d’être réincarné en collant d’Ursula Andress. En même temps, des histoires comme ça risquent de rendre nerveux tous les amateurs de sous-vêtements féminins et de lingerie fine. L’idée que les porte-jarretelles, les tangas, les guêpières et autres déshabillés puissent se transformer en armes mortelles, voilà qui risque de troubler nos libidos, messieurs et qui dément l’aphorisme du génial Louis Scutenaire : « Une femme nue n’a jamais fait de mal à personne ».