mardi 10 juillet 2012

Le silence après Sarkozy, c'est encore du Sarkozy

Les gens polis et compréhensifs de la toute nouvelle Gauche Populaire parlent juste, dans ces cas-là, de crispations identitaires ou de droitisation de la droite, et nous expliquent que c'est européen comme si cela devait nous consoler. En plus, si on n'est pas d'accord avec eux, on est forcément des bobolchéviques multiculturalistes lecteurs des Inrocks.
En attendant on fait quoi? On se fait traiter d'antifasciste en peau de zob parce qu'on ne prend pas bien en compte les angoisses du peuple? 
Et s'il a des angoisses à la con, le peuple, on n'a plus le droit de lui dire? Et on renonce au communisme qui consiste à l'aider à rebrancher son cerveau, ou à se désaliéner comme on disait à gauche quand on n'était ni terranoviste, ni populariste mais marxiste? 
En tout cas, ici, on préfèrera toujours la Gauche anticapitaliste de Myriam Martin qui vient de quitter le NPA pour rejoindre le Front de Gauche à la Gauche populaire qui se veut tellement compréhensive avec le peuple du sarkolepénisme qu'elle finirait par lui donner plutôt des bonbons calmants que des coups de pompes dans le derche.
En attendant, lisez et relisez ce croquis d'atmosphère chez Quaduppe. 
C'est en France, amère des lettres, des armes et des lois, en 2012 après la défaite de Sarkozy.
Je m'appelle Karl Marx, j'approuve ce message et je rappelle que j'ai dit aux prolétaires de tous les pays de s'unir, bordel de merde!