samedi 21 juillet 2012

Frédéric Schiffter et la beauté versus Didier Lombard et la sauvagerie capitaliste, le tout sur le toit d'un musée athénien

Suis-je belle ou simplement jolie? Ai-la discrecion suffisante? Et dire qu'il me faudra attendre septembre pour savoir.
En attendant les îles, lire sur le toit terrasse du Musée Benaki, avec vue sur la canopée du Jardin National, non loin de la place Syntagma, Frédéric Schiffter et son essai, La beauté, une éducation esthétique. Vous devrez attendre la mi-septembre pour goûter, par exemple, à l'éblouissante variation du premier chapitre sur la différence entre la joliesse et la beauté chez nos amies les femmes.  Et comment tout se joue autour de la notion de discrecion, telle que la définit ce cher vieux Baltazar Gracian(Autrement, 14 euros)


Rappeler, par ailleurs, que le capitalisme continue sa dévastation méthodique du monde. Parfois, cependant, un de ses zélateurs tombe sur un os comme on le lira ici. Mais c'est une bien petite victoire quand on constate comment vivent les hommes dans ce merveilleux système dont les khmers du libéralisme nous expliquent, englués dans la folie solipsiste, que c'est le seul système possible.