samedi 16 juin 2012

Molon Labé!

Je n'espère pas grand chose du second tour des éléctions législatives françaises. On va sauver dix députés, douze avec de la chance, treize si le camarade Thiémé réussit l'exploit de dégommer Borloo dans la 21ème du Nord. C'est jouable. Mais bon.
En revanche, l'agréable vent de panique qui s'empare des larbins du marché (éditorialistes économiques payés avec mes impôts, têtes de morts de la Troïka, chefs de gouvernements techniques non élus) à la perspective d'une victoire du Front de Gauche Grec, Syriza, qui pourrait arriver en tête ce même 17 juin, m'enchante. Leur programme est assez simple:
1°"Que ça vous plaise ou nom, on restera dans l'Euro parce qu'on en a déjà assez bavé des ronds de chapeau comme ça"
2° "Votre memorandum sur un énième plan de rigueur, vous pouvez vous en servir pour les feuillées, sinon"

Bien sûr, ce ne sera pas facile pour l'élégant Alexis Tsipras, la sexy Rena Dourou et l'héroïque Manolis Glezos qui, à dix huit ans, avait descendu le drapeau à croix gammée qui flottait sur l'Acropole pour le remplacer par le drapeau grec.
Mais enfin, comme tous les Grecs, ils sont les enfants d'Athènes mais aussi de Sparte.
Alors, ci-dessous, un bref résumé des rapports que la Grèce rouge pourrait entretenir avec les Marchés et l'Europe dans les semaines qui viennent:


"Ne leur donnez rien, prenez leur tout!" Oui, pour une fois, ça changera