dimanche 27 août 2017

une heure ou deux


une heure ou deux

s’arrêter pour une heure ou deux
se promener dans la petite ville
grise si loin de la mer que les enfants
en rêvent pendant les siestes
aux heures immobiles de l’été
disparaître dans les rues calmes
aux jardins qui noient les façades
les rues montent en douceur
vers l’église romane d’une paroisse
donnant son nom à ce quartier calme
le clocher sonnera trois heures
bientôt et on ne saura plus si on
a envie de mourir ou d’aller boire
à la terrasse du café des sports
avant de repartir de la petite ville.

(le temps d’un passage)