jeudi 22 juin 2017

Pour saluer l'été




Finalement, il n'aurait cru qu'en l'été, l'hypothèse communiste et les filles qui dansaient. L'ordre d'arrivée avait varié selon les périodes de sa vie, mais on y retrouvait toujours ces trois passions heureuses. L'âge venant, l'été tenait la corde. Il n'y en aurait plus tant que ça, des étés. Mais une certaine sérénité l'avait amené à croire que le paradis ressemblerait à cette danse de la Spaak dans La Noia et lui, au soleil, à comprendre que l'éternité, c'était plutôt un truc cool, en fait.

mercredi 21 juin 2017

lundi 19 juin 2017

De la poésie, des poètes, des polders et de la rue Roger Salengro



Jean-Marc Flahaut, mézigue, Fançois-Xavier Farine et Thierry Roquet sont sur un polder.
Je crois que la chose la plus intelligente pour ma santé morale que j'ai faite depuis longtemps, c'est d'aller écouter des poètes vivants lire leur poésie, samedi soir. 
Il faisait à peu près trente degrés, et dans le Nord, quand il fait chaud, il fait plus chaud qu'ailleurs parce que ça n'arrive pas souvent. Les poètes en question étaient Jean-Marc Flahaut et Thierry Roquet. La rencontre, organisée par l'irremplaçable François-Xavier Farine qui est le meilleur défenseur, érudit et doux, qui soit de la poésie contemporaine, avait lieu au bar Le Polder, rue Roger Salengro, à Hellemmes. 
En fait, la rue Roger Salengro change de nom quand on passe de Lille, (où elle s'appelle  Pierre Legrand) à Hellemmes. Si j'insiste, c'est que j'aime bien cette rue. C'est une rue du monde d'avant avec des épiceries, des bistrots, des brocantes, des merceries, des drogueries, des graineteries, bref tous ces noms qui vont bientôt disparaître du dictionnaire puisque le signifiant a toujours un peu de mal à survivre longtemps au signifié quand celui-ci tire sa révérence. Les gens, comme dirait le nouveau lider maximo de la gauche radicale, sont des vraies gens de toutes les couleurs qui ont l'air d'avoir leurs problèmes, leurs joies, assez peu de pognon et beaucoup d'enfants. C'est aussi la rue où l'on trouve l'Espace Marx et le siège du journal communiste Liberté Hebdo où j'écris une chronique depuis une petite dizaine d'années, maintenant.
Si je donne ces détails, c'est pour préciser l'esprit du lieu qui formait somme toute un écrin parfait pour la poésie de messieurs Flahaut et Roquet. C'est une poésie de la vie quotidienne, c'est une poésie avec des mots de tous les jours, c'est une poésie qui fait sourire et qui fait pleurer, mais discrètement, on a sa dignité. C'est une poésie pour les gens de la rue Salengro à Hellemmes, c'est à dire une poésie qui vit d'une vie vraiment humaine. D'ailleurs,  je ne cesserai pas de m'émerveiller que parmi la trentaine de personnes dans l'assistance, des clients étaient venus boire une bière en habitués et ont écouté messieurs Flahaut et Roquet avec le même naturel que nos poètes mettaient à lire leurs textes.
Mais après tout, lisez-là, cette poésie, ou faites-vous la lire par vos amoureux, vos amoureuses, vos enfants, vos oiseaux, vos chats, vos fleurs. Il est assez facile, on l'ignore trop souvent d'apprendre à lire aux oiseaux, aux chats et aux fleurs. Il suffit d'un peu de pédagogie.
Comme on est serviable, on vous met en photographie, outre les poètes en question en compagnie de votre serviteur, des livres de ces messieurs qu'on avait achetés ou qu'on a achetés à cette occasion. 
La poésie s'achète aussi, vous savez, du moins tant qu'on n'aura pas aboli l'économie, elle n'est pas gratuite, la poésie, sinon cela signifierait qu'elle ne vaut rien.
Pour le reste, en ce samedi soir caniculaire, j'ai eu la merveilleuse sensation à l'issue de cette petite heure de lecture, que le bonheur lui aussi, avait bu une ou deux pressions au Polder, rue Roger Salengro.


PCF IS NOT DEAD


dimanche 18 juin 2017

Pasteur, réveille-toi...

On peut ne pas aimer les labos pharmaceutiques. 
On peut ne pas aimer En Marche. 
On peut ne pas aimer la ministre de la santé. 
Mais on n'est pas non plus obligé de dire des conneries sans savoir sur la vaccination ou adopter ce comportement irresponsable et égoïste qui consiste à ne pas vacciner ses gosses parce que comme les autres parents le font majoritairement, du coup, on est tranquilles. 
Après, on peut aussi faire comme s'il n'y avait pas de résurgence de la rougeole avec quelques dizaines de nourrissons qui ont passé l'arme à gauche ces dernières années. 
On sera de vrais rebelles anticapitalistes et écolos à qui on ne la fait pas. 
On sera surtout très cons ou très morts.
Pasteur, réveille-toi, ils sont devenus fous.

La première chose à faire était de hisser les couleurs

18 juin. Oui, mais ça, c'était un 18 juin du monde d'avant. 
Sinon, là, je mets un bermuda, des bateaux et j'arrive. On mangera des rougets à la tapenade en attendant le retour de l'Histoire. Elle revient toujours, comme toi. Je m'aperçois que j'ai trois ans de plus que De Gaulle sinon, alors sois gentille de charger les Américano. Parce que ça, plus les 400 coucous de Midwich pour ce soir, c'est dur.

jeudi 15 juin 2017

Rien n'a changé rien n'achangé




A nos innocences retrouvées
à nos mauvais rêves dissipés
à nos héraldiques à nos blasons
Losanges d'azur et d'or
accompagnés de matin bleu
et d'anges blonds en scooter
d'un croissant de doo wop
sur champ de sable
au lion de gueule
et filles qui dansent
à nos chansons nos plages
nos livres nos transats
nos caresses sur 
la fraicheur
évidente 
la cambrure 
émouvante
Rien n'a changé rien n'a changé
Le 45 tours improbable
de la toute première fois
tourne dans la vieille maison
tourne  toujours et encore
tourne et nous attend
derrière les stores entrouverts
à nos innocences retrouvées
à nos mauvais rêves dissipés

mardi 13 juin 2017

Beaucoup de ciel


beaucoup de ciel
ça suffira
je t'assure
pour l'instant
beaucoup de ciel
pour reprendre
son souffle
un instant
beaucoup de ciel
pour revenir
à la beauté sereine
dans le temps
beaucoup de ciel
s'il est bleu
sans nuages
tant mieux
mais
beaucoup de ciel beaucoup de ciel beaucoup de ciel

©jerome leroy 06/2017

Exergues possibles pour des mémoires désobligeants, 85


Je ne sais
comment j’arrive à me suivre
à m’entendre
à racler le peu qui me reste.
Je n’irais pas loin
si je n’emportais pas sa voix
si je n’avais pas ce ruisseau
de sa main
sur la mienne.
Ce que je retrouve le soir
détourné par un baiser.


Thierry Metz, Tel que c'est écrit (L'arrière-pays)

dimanche 11 juin 2017

Pour l'honneur

Tnadis que L'Elu attend avec impatience la majorité absolue,
d'autres vont vivre autrement d'une vie humaine
"Nous sommes venus au lieu où je t’ai dit que tu verrais les malheureux qui ont perdu le bien de l’intelligence. » (Dante, L'Enfer, chant III)
Jamais, ce matin, après une semaine parmi les beaux vivants des Nuits Noires d'Aubusson, l'idée d'aller voter, pour tenter, au milieu de la désunion la plus totale et sinistrement habituelle de mon propre camp, d'empêcher l'invasion programmée des profanateurs de la sépulture de l'Etat Providence et celle de leurs électeurs, enfants d'un Midwich ubérisé planétaire, ne m'a semblé aussi dérisoire. J'ai des procurations, la candidate communiste implantée depuis vingt ans (opposée à un FI...) est une bonne camarade.
Alors, une dernière fois.
Pour l'honneur. 
Après, on liquide et on s'en va. 
Se souvenir de William Holden dans Breezy, par exemple.

samedi 10 juin 2017

Sécession douce

Il allait bien falloir quitter Aubusson et ses Nuits Noires. Pendant quelques jours, le temps s'était suspendu. Par éclats était apparu ce que d'autres avaient appelé une zone d'autonomie temporaire ou une utopie concrète ou une communauté affinitaire. Les gens avaient fait ce qu'ils avaient toujours aimé faire: lire, faire lire; écrire, faire écrire; passer l'énergie, prendre l'énergie, rester au soleil en terrasse, discuter jusqu'à pas d'heure dans des maisons du moyen âge avec vue sur la Creuse, battre la campagne, passer des ponts...
Il se prenait à rêver qu'un peu partout, au lieu d'aller voter avec enthousiasme pour leur propre ubérisation, d'autres gens fassent la même chose: ce qu'il leur plaisait pour retrouver en douceur la saveur fraîche et forte de l'autonomie et de l'émancipation. Et surtout, qu'ils ne reviennent plus. Laisser aux fossoyeurs l'illusion qu'ils gouvernaient alors qu'il n'y aurait plus eu personne pour se soumettre à leurs décrets fantomatiques.
Il n'était pas trop tard. Il n'était jamais trop tard
-On s'en va, mon amour?
-On s'en va.

jeudi 8 juin 2017

De cette vie française...

-Tu te souviens des sous-préfectures et des vieux lycées endormis sous le soleil de juin? De cette joie poignante à l'approche des vacances, de Macha qui avait dit oui, et de l'édition de poche des Trois mousquetaires? De cette vie française qui devait être droite et lumineuse comme la nationale bordée de platanes qui longeait la rivière? 
-Non.
-Tu te souviens qu'il y a eu un monde avant la Start-up Nation?
-Non.

Recherche une jardinière

Le ciel est bleu, la Creuse est belle et les Français, cette fois-ci en toute conscience, s'apprêtent à donner une majorité à des godillots au service des intérêts de classe du capital qui vont les renvoyer, en souriant comme des drogués,  chez Dickens et Zola réunis. Devant un tel degré de bêtise suicidaire, je ne suis pas fatigué, je suis juste en rogne.
Mais comme je n'aime pas la mauvaise humeur misanthropique,   je pense que je vais arrêter après le 17 juin de jouer dans les farces électorales. Je songe à ouvrir du côté du plateau de Millevaches une école autogérée dans une communauté affinitaire où l'on apprendra aux enfants le jardinage, la poésie et le maniement des explosifs, ce qui revient au même. Je recherche donc une jardinière pour parachever le projet. 
Pour le reste, ça ira, merci.

lundi 5 juin 2017

Aubusson, encore une fois

Très heureux de retrouver toute la bande pour des rencontres, des ateliers d'écriture et la remise de prix avec les collégiens et les lycéens venus de Creuse, de Haute-Vienne et de Corrèze, c'est à dire au "centre frais de la France" comme disait ce cher Larbaud.

dimanche 4 juin 2017

Perec en Pléiade

Georges Perec n’est pas un écrivain maudit, c’est peut-être pire : il est méconnu. On objectera qu’il reçoit aujourd’hui l’ultime consécration d’une édition de la Pléiade et d’un album dans la même collection, qu’il est présent dans les manuels scolaires, les histoires de la littérature, que ses œuvres sont facilement trouvables, et que certaines, comme Je me souviens, longue anaphore sur la mémoire, autofiction avant l’heure, sont même des best-sellers, ou plutôt des long-sellers ; enfin, que La Vie mode d’emploi (prix Médicis 1978), ce roman total, a acquis une place de chef-d’œuvre quand bien même ses vrais lecteurs ne sont pas si nombreux, tant ce livre où le but consiste à mettre le maximum de personnages et d’objets dans le minimum d’espace exprime une exigence nouvelle.
On ne peut même pas dire que Perec, né en 1936 et mort en 1982, ait connu le purgatoire, cette période de latence où les auteurs partis dans la fleur de l’âge sombrent presque aussitôt avant que la postérité décide de les en sortir ou de les y laisser définitivement. On n’a cessé, depuis sa disparition, de voir chaque année ou presque paraître des inédits, des biographies, des essais, des études universitaires, et Perec aura même eu droit, comme on pourra le découvrir dans l’album établi par
Claude Burgelin, à des timbres édités par la Poste à son effigie pour le vingtième anniversaire de sa mort, en 2002.
Reste à savoir si cette postérité ne repose pas sur un malentendu, auquel cas cette édition de la Pléiade serait le moment de redécouvrir une œuvre que l’on aime pour de mauvaises raisons ou, plus exactement, des raisons confortables qui placent Perec dans le rayon des laborantins amusants, auteurs de romans « lipogrammes » en « e » comme La Disparition ou, à l’inverse, seulement avec des « e » comme Les Revenentes.
De plus, pour son malheur, Perec est un écrivain adoré dans les collèges. Perec, pour le formateur d’ESPE (ex-IUFM), c’est de l’avant-garde facile à comprendre, aisément digérable pour les jeunes enseignants qui, à leur tour, se retrouveront devant des élèves qu’ils pourront convaincre que la littérature se réduit à L'Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle), c’est-à-dire envisagée uniquement dans sa dimension ludique. L’Oulipo, dont Perec fut un des membres éminents, est cette usine à gaz inventée par un Raymond Queneau farceur qui voulait voir quel effet ça lui ferait, à la littérature, d’être transformée en OGM par l’injection massive de mathématiques, de probabilités, de lois sur la thermodynamique, nous en passons et des bien pires. Quand l’écrivain est bon, cela donne des textes parfois remarquables, et il est vrai que Le Chiendent de Queneau, cette critique romanesque du Discours de la méthode, est une entreprise plutôt convaincante.
Mais ce sont les épigones de Perec qui sont insupportables, ces écrivains à l’inspiration exténuée réfugiés dans un formalisme qui fait office de colonne vertébrale et confère à des fictionnettes simplement amusantes l’allure d’objets de haute technologie que nous sommes priés d’admirer avec le même ennui que le chaland dépourvu du permis de conduire quand on le traîne au Salon de l’automobile.
Perec est évidemment bien plus que cela. Il y a chez lui le désir jamais démenti d’une mise en ordre et en forme du réel. L’obsession majeure de Perec est de penser et de classer, de redonner un sens à un monde effrayant, d’une absurdité cruelle et angoissante. On pourra trouver, sans doute, une raison biographique à cette volonté. Fils d’émigrés juifs polonais réfugiés en France dans les années 20 du siècle dernier, il perd son père engagé dans la Légion étrangère le 16 juin 1940 et est envoyé à Villard-de-Lans dans un internat catholique alors que sa mère Cyrla et une bonne partie de sa famille sont déportées à Auschwitz.
Ce traumatisme majeur dont on retrouve des traces métaphoriques dans W ou le souvenir d’enfance laisse un Perec orphelin qui retrouvera dans le langage et ses contraintes une manière de miroir à celles que la vie lui a imposées. La psychothérapie qu’il entame avec Françoise Dolto à treize ans, puis la psychanalyse conjuguées à des études chaotiques et des périodes de dépressions dont on aura l’écho dans L’homme qui dort contribuent à faire de la littérature sa planche de salut intime, qui lui permet de nommer ce qui le hante en silence tout en se livrant à une description minutieuse, secrètement angoissée, de cette société des années 1960 dont il offre une vision demeurée célèbre dans Les Choses (Prix Renaudot 1965), ce roman au conditionnel qui est l’une des premières peintures de ce qu’on commençait à appeler la société de consommation, à travers l’insatisfaction perpétuelle d’un jeune couple d’intellectuels apparemment à l’aise dans leur époque. On n’oubliera pas, ainsi, que l’un des maîtres de Perec fut Henri Lefebvre, le philosophe et sociologue marxiste dont La Critique de la vie quotidienne devait également inspirer au même moment Guy Debord et les situationnistes.
Chez Perec, la structure, la forme, la combinatoire (il fut un grand joueur de go et publia un traité sur la question) sont autant de refuges, de moyens de s’abstraire de ses cauchemars récurrents. La précision paranoïaque de Perec, qui est sa marque de fabrique, renvoie d’ailleurs, comme souvent chez lui, à une certaine ambiguïté, telle qu’elle apparaît par exemple dans le dernier texte publié à titre posthume, que l’on trouve dans cette Pléiade, L’art et la manière d’aborder son chef de service pour lui demander une augmentation : il s’agit de se raccrocher au réel pour ne pas sombrer dans la névrose alors qu’on est dans un monde totalitaire, kafkaïen, où les personnages gardent leurs noms à peine quelques lignes avant d’être réduits à des initiales.
« Autant dire que Perec, lecteur de Rabelais, de Proust, de Joyce, de Thomas Mann, reste un écrivain profondément moderne, alors même que les formes et les modes de sa sensibilité paraissent le rapprocher de notre âge contemporain, volontiers qualifié de “postmoderne” », écrit ainsi Christelle Reggiani, maître d’œuvre de cette Pléiade. C’est bien cette tension qui fait de Perec cet écrivain majeur du vingtième siècle.

Œuvres  de Georges Perec (La Pléiade, édition dirigée par Christelle Reggiani, deux volumes, 2017)
Album Georges Perec de Claude Burgelin (La Pléiade, 2017)

 (Causeur magazine, mai 2017)
 

Merci Macron!

Détournement du grand Paul Nougé
Finalement Macron nous rappelle une chose simple, essentielle et un peu oubliée. Etre de droite va de soi, être de gauche demande toujours un écart par rapport à la fausse évidence du monde tel qu'il va. Etre de droite est simple car le monde s'organise spontanément à droite parce que les hiérarchies, les inégalités, la liberté du renard libre dans le poulailler libre, tout ça est naturel. Laissez des gamins dans une cour de récré sans contrôle et c'est le caïdat qui s'installe, le trisomique qui est isolé, le bouc émissaire qui est choisi pour assurer la cohérence du groupe.  Etre de gauche suppose d'expliquer, de protéger, de corriger par la démocratie les inégalités naturelles,  de montrer que la solidarité est à la fois plus digne, plus juste et, finalement, plus efficace que la compétition, la concurrence, la guerre de tous contre tous. Rien de ce qui a été conquis par la gauche n'était naturel. La sécurité sociale, le partage plus équitable des richesses produites au profit de ceux qui les produisent effectivement... Etre de gauche, c'est une sculpture de soi collective.
Cela explique ce phénomène de chimie amusante, observé en politique. 
Quand tu injectes de la droite dans la gauche, ce n'est plus la gauche mais quand tu injectes de la gauche dans la droite, c'est toujours la droite. 
Macron est de droite non parce qu'il est de droite, il est de droite parce qu'il n'est pas (ou plus) de gauche, si tant est qu'il l'ait jamais été.
En voulant dépasser le clivage gauche/droite (idée de droite, en fait, comme ces listes dites "apolitiques"), il en a paradoxalement montré de manière éclatante la pertinence.

Quitter Saint-Malo (Exergues possibles pour des mémoires désobligeants, 84)

"Intégrer la fin dans le déroulement, seule façon d'échapper au deuil. Jouir de la fin comme d'un miroir qui multiplie le plaisir." 
Jean Baudrillard, Cool memories.