lundi 1 mai 2017

Poésie et second tour, 1


Un poème par jour avant le second tour, parce la poésie est la raison du monde, et donc sa beauté.
Un poème par jour avant le second tout pour échapper "aux mots de la tribu."
Un poème par jour avant le second tour pour ne pas devenir fou.
Un poème par jour avant le second tour.
Ce soir, un extrait d' Ecume de Hanz-Magnus Ezenberger (Poésie/Gallimard.)

 

1 commentaire:

  1. (...) [Sapiens] est par définition un migrant, émigrant, immigrant. Il a essaimé comme cela, pris le monde comme cela et, comme cela, il a traversé les sables et les neiges, les monts et les abîmes, déserté les famines pour suivre le boire et le manger. "Il n'est frontière qu'on n'outrepasse." Cela se vérifie sur des millions d'années. Ce le sera jusqu'au bout (encore plus dans les bouleversements climatiques qui s'annoncent) et aucun de ces murs qui se dressent tout partout, sous des prétextes divers, hier à Berlin et aujourd'hui en Palestine ou dans le sud des Etats-Unis, ou dans la législation des pays riches, ne saurait endiguer cette vérité simple : que le Tout-Monde devient de plus en plus la maison de tous -Kay tout moun - , qu'il appartient à tous et que son équilibre passe par l'équilibre de tous.

    (extrait de QUAND LES MURS TOMBENT, Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau, Ed Galaade, 2007)

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