mardi 7 mars 2017

En voyage

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Dans la voiture 17 du Caen-Paris, sans doute à hauteur de Bernay, il s'aperçut que régnait un silence très particulier. Certes, il n'y avait pas grand monde, un couple âgé, trois lycéennes, un garçon assez jeune avec une casquette, une mère avec sa fillette de sept ou huit ans. Mais cela ne suffisait pas à expliquer l'atmosphère presque pesante. 
Et soudain, avec horreur, il comprit. Tout le monde...lisait. Et des livres en plus. Aucune consultation de smartphone, aucun casque qui envoyait de la musique directement dans le cortex, aucun écran d'ordinateur passant un film.
Il n'y avait donc que deux hypothèses possibles:
a) soit il était mort
b) soit il fallait appeler un exorciste, plusieurs même, pour accueillir tout ce petit monde à la Gare Saint-Lazare et empêcher que le virus ne se répande.
Il alla se réfugier dans les toilettes et, en tremblant, il sortit son portable.

5 commentaires:

  1. C'est quand tu vois qu'il est plus facile de remplir des stades payants que des bibliothèques gratuites que tu te dis que c'est mal, très mal barré....

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  2. Mais, mais... je rêve ou vous aussi avez été du côté de la source de la Vézère?? Florence

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  3. Ben ça aussi faudrait que les occupants de la voiture 17 le lisent :)

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  4. Même constatation au quotidien dans le métro : les Français lisent ! Bon, ça ne vole pas toujours très haut, mais c'est toujours ça de pris...

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  5. Ils ont eu des bons professeurs certainement.

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ouverture du feu en position défavorable