lundi 2 janvier 2017

Une année 2017 (2)

Ils vont être tellement bavards et creux en 2017. 

A touiter sur des touites de touites par des gens qui seront oubliés demain à 8h. A commenter du vide démultiplié à l'infini, de l'éphémère même pas émouvant comme devrait l'être l'éphémère.

Alors lisez plutôt du grand roman européen. 

Avec la meilleure métaphore possible, comme ici, de notre Europe, justement. En 2017.

 

6 commentaires:

  1. Belle année à vous et à vos lecteurs, cher Jérôme.
    Comme métaphore de l'histoire européenne, j'avais été ébloui par "L'homme sans qualités" que vous n'appréciez pas trop je crois.
    Une bonne résolution pour 2017 pourrait être de lire enfin "La montagne magique". Et votre roman qui sort demain.
    Portez vous bien.

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    1. Vous aussi, cher ami, et tous les vôtres. Et merci pour votre fidélité et votre...équanimité.

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  2. Une bonne année à vous cher Jérôme. Continuez de nous faire découvrir les trésors de la littérature oubliée et de nous submerger de poèmes ...
    Que la connerie des identités se transforme en amour de l'authenticité.

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    1. Cher Singe Vert, vous êtes là depuis si longtemps que j'ai l'impression de vous connaître en vrai. Si votre voix réellement évangélique disparaissait de ce blogue, ça me manquerait et même un peu plus que ça. Une bonne année, dans l'espérance, donc.

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  3. "La montagne magique", ça fait partie de mes résolutions de janvier (comme "Narcisse et Goldmund" de Hesse).

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  4. Misse Nina Simone m'en apprend une bien bonne. Notre cher Jérôme n'aimerait pas le chef d'œuvre de Musil ?… Alors là !… Ça m'étonne, c'est un livre extraordinaire de bout en bout bien qu'il soit interminable, et qu'il ne s'y passe rien !… Mais tout y est. Debord s'était servi du titre pour définir le prolétariat— certes il avait cette tendance à aimer les germaniques, Marx, Hegel, Feuerbach… Toute cette mode de la philosophie allemande, si populaire en France. J'ai du mal à comprendre.
    Sur le plan stylistique, à peu près le seul qui m'importe, et sans flagornerie, je trouve plus de point communs entre notre cher Jérôme et Musil, intelligence vive, et style aérien qu'avec les Mann, Thomas et Klaus, à mes yeux plus empesés, laborieux, démonstratifs.
    Mais j'ai toujours préféré Lermontov à Tolstoï, et Villiers-de-l'Isle-Adam à Victor Hugo!

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ouverture du feu en position défavorable