samedi 14 janvier 2017

Certains d'entre nous avaient senti ça, aussi.


-C’est fou ce que j’aurais aimé, vers huit heures du soir, sentir l’odeur du gel douche et de l’après soleil que les filles laissaient derrière elles, dans les petites rues de Parikia, dit Charlie.
Nous regardions Charlie qui n’était plus avec nous mais nous aurions bien voulu être avec lui. Certains d’entre nous avaient senti ça, aussi. Dans les villages cycladiques ou sur les passeggiate des stations balnéaires italiennes.
Autour du fauteuil club de Charlie qui avait, comme c'était de plus en plus fréquent, son regard perdu, soudain, il y eut des filles avec des gouttes d’eau qui rebondissaient sur leurs épaules et d'autres qui tordaient leurs cheveux devant un miroir sur un mur blanchi à la chaux.
Nous  espérions que Charlie les voyait aussi. Après tout, tout ça, c’était sa faute.


©jeromeleroy 1/17

4 commentaires:

  1. (Votre baigneuse ornait la couvrante d'une vieille édition d'Un bon jour pour mourir, de Jim Harrison. Belle baigneuse, beau bouquin.)

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  2. Deux g a passeggiata, monsieur Jérôme. Effe

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  3. ...passeggiata, avec deux "g", au pluriel les "passeggiate" :)

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  4. On remercie elise et l'aimable annonyme pour leur vigilance...

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ouverture du feu en position défavorable