mardi 25 octobre 2016

Propos comme ça, 41

Il y a une chose, évidente, que le capitalisme et sa presse (il faut voir les titres "grecs" des journaux officiels ces derniers jours) ne pardonne pas au Parlement wallon, c'est sa résistance.
Il y a une autre chose, plus subtile, cachée, honteuse, qu'on ne pardonne pas aux Wallons mais que Magnette se fait un plaisir de souligner: ils sont la seule assemblée démocratique de tout un continent à avoir simplement FAIT SON TRAVAIL d'assemblée démocratique quand les autres ne se préoccupaient même pas d'avoir le texte du CETA ou se transformaient en une chambre d'enregistrement, veule et paresseuse.

Elle était belle comme le parlement rebelle d'une petite nation.

Bien sûr que les profs FN et les flics communistes, ça existe. Mais comme disait à peu près le regretté Michel Audiard à propos des patrons de gauche: "Oui, ça existe mais c'est comme les poissons volants, c'est quand même pas la majorité de l'espèce.

Notes sur Les Grandes espérances (extraits)
Mister Pip/Charles Swann, toujours: "La nature de mes relations avec elle, qui me mettait sur un pied de familiarité sans me mettre sur un pied de faveur, me faisait presque perdre la raison."

Le titre revenu avec insistance, sans que l'on sache pourquoi au juste, dans ces quelques instants qui précèdent le réveil : L'éblouissement des bords de route (Bruce Bégout). Et puis après, on se souvient, on sait.

Ce bonheur d'être triste, en automne, sur les routes du vieux pays...

10 commentaires:

  1. Exactement, le parlement wallon a juste fait le job et pris son courage à 2 mains pour lire et tenter de comprendre les milliers de pages du projet de traité. Nos parlementaires peuvent s'en inspirer.
    Vive la Wallonie Libre !

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  2. Faute d'aller au sommet européen prévu aujourd'hui, Justin Trudeau le premier ministre canadien peut choisir Eymoutiers :)

    C'est cela la plus belle leçon : quand les élus font leur travail rien ne va plus pour le lobby patronal européen.

    Merci à nos amis Wallons de leur sérieux et leur courage politique. Merci à eux de ne pas s'être laissé impressionner par les "déclarations interprétatives" qui n'ont pas manqué d'être ajoutées, dans un dernier coup de bluff, au texte du traité.

    Le camouflet infligé déclenche une rage hystérique et la patronne des patrons européens n'hésite pas à remettre en cause le fonctionnement démocratique et à préconiser une solution radicale : repenser les modes de gouvernance (le grand mot est lâché), passer par-dessus les parlements nationaux (c'est d'ailleurs ce que prévoit le mécanisme de "règlements des conflits" du Ceta, qui permettrait aux multinationales d'attaquer les Etats devant des cours de justice semi-privées).

    Ne rien lâcher. C'est la leçon quotidienne. Entre autres luttes ces jours-ci, la résistance nationale au recul de la présence postale, pour la défense du service public. Valls avait envoyé en août aux préfètes et préfets une circulaire sur leur devoir d'alerte face à des actes de démantèlement du service public (ils n'ont peur de rien, l'Etat est l'actionnaire majoritaire de La Poste et la casse y est sans précédent). A nous, élus et citoyens de rappeler leurs devoirs à ces représentants de l'Etat.

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  3. Un ami Wallon me dit qu'un accord a été trouvé ce midi. C'est dire si la pression était insoutenable ! La fronde des Wallons n'aura pas tenu longtemps... Quelle déception profonde !

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  4. http://www.7sur7.be/7s7/fr/1536/Economie/article/detail/2942602/2016/10/27/Un-accord-intrabelge-sur-le-CETA-a-ete-trouve.dhtml

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  5. http://www.lesoir.be/

    Je préfère le journal "Le soir.be"
    Ceci dit, ils ont les mêmes sources et pas davantage de recul.
    Ce n'est pas demain malgré tout que le Ceta sera signé. La lutte est plus que jamais à l'ordre du jour !

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  6. Neuf Français sur dix soutiennent le mouvement des policiers. Eux aussi ils sont au FN ?
    La gauche comme toujours, avec la mauvaise grille de lecture.

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    1. Oui, en admettant que vos chiffres soient vrais, ce sont des fascistes. Majoritaires, ultramajoritaires si vous y tenez mais des fascistes. Ce ne serait pas la première fois qu'un fasciste comme vous car votre remarque est fasciste, se retrouverait en position de force. Ca ne vous donne pas nécessairement raison, fasciste.

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  7. Vous pourrez toujours cracher "fasciste", ces chiffres sont vrais. Vous le savez très bien. Et le fasciste, ici, c'est vous. Qui vous autorise à déligitimer la majorité et donc le peuple ? On sait comment ça finit. Toujours de la même façon. Du passé vous n'apprenez jamais rien.

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    1. Le peuple n'existe pas, le peuple est une fiction fasciste pour des fascistes dans votre genre. Si le peuple est fasciste, comme j'emmerde le fascisme, j'emmerde le peuple. Je ne connais que des classes sociales antagonistes et plus ou moins bien placées dans les rapports de production. Comme vous êtes un larbin fasciste qui a des chiffres pris au café du commerce fasciste, vous êtes persuadé d'être bien placé dans ces rapports de production alors que non. C'est ballot, fasciste.

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  8. Depuis très longtemps, trop longtemps, les prérogatives des policiers ne cessent de s'accroître, en particulier en matière de contrôle d'identité. Ils ont aussi le droit de porter leur arme quand ils ne sont pas en service. Je trouve que c'est extrêmement préoccupant pour la démocratie, l'Etat de droit.
    Aujourd'hui, avec le nouveau cadre légal, il y aura peu de différence entre l'état d'urgence et le retour à une situation normale.
    Qui peut oublier les violences policières pendant les manifestations contre la loi travail, ce glissement dans la doctrine du maintien de l'ordre qui consiste, non plus à maintenir la foule à distance, mais à l'attaquer.
    Et une circulaire du ministère de la Justice, pas vieille (elle date du 20 septembre), sur la "lutte contre les infractions commises à l'occasion des manifestations et autres mouvements collectifs" vise, entre autres buts, à baliser le terrain lors d'opérations de démantèlement de camps de migrants et d'évacuation de ZAD, pour mieux protéger les forces de l'ordre.

    Le sociologue Didier Fassin, professeur de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study de Princeton, auteur, entre autres, de "La Force de l'ordre" (Seuil, 2011), dit qu'il avait hésité à indiquer que, dans les locaux du commissariat où il avait conduit son enquête, un poster de Jean-Marie Le Pen était affiché à côté de stickers racistes et xénophobes, tandis que les policiers portaient des tee-shirts noirs sur lesquels étaient imprimés une francisque et les chiffres 732, en souvenir de la bataille de Poitiers.
    Il avait hésité car il craignait que cela ne minimise ses observations pour tous ceux qui prétendraient que la circonscription en question était une exception. Ce que n'avaient pas manqué d'affirmer ses collègues criminologues, qui avaient eu la réaction de déni attendue.

    Le Front national s'est fait une joie de récupérer le mécontentement policier. Mme Le Pen a publié une vidéo de soutien sur les réseaux sociaux...
    Ajouterai-je que 56,2% des policiers et militaires se disent prêts à voter FN à la présidentielle de 2017...

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ouverture du feu en position défavorable