mercredi 19 octobre 2016

Primaires écolos


Primaires écolos: c'est vrai qu'on peut toujours, à l'époque des manifs factieuses de flics et des syndicalistes condamnés pour avoir refusé l'abattoir sans broncher, s'offrir le luxe de railler un mouvement qui a un vrai programme, qui a posé depuis quarante ans des questions essentielles avant tout le monde (non, pas l'immigration, désolé, allez voir chez les sarkolepénistes identitaires) et que tout le monde reprend à des degrés divers dans ses programmes tant il y a le feu à la maison.
C'est vrai qu'on peut rigoler avec le quinoa, les bobos, toussa. C'est tellement facile et confortable. Leur opposer le peuple, les ouvriers, etc, ce qui est en général une fausse opposition typiquement droitarde de bourgeois aigris pétomanes et malbaisants qui ne sont pas du peuple et qui n'ont aucune idée de ce qu'est une usine...
Pour ma part,  je n'ai pas un quart de seconde d'hésitation à préférer vivre dans le monde rêvé de Cécile Duflot (hélas sèchement battue) ou de la roubaisienne Karima Delli que dans celui d'Eric Zemmour voire de Finkielkraut, avec des consanguins assiégés dans la panique identitaire entretenue par le capitalisme. 
Et c'est un adhérent du pécéheffe à jour de ses cotises qui vous le dit. 
Je veux des fleurs, je veux Jefferson Airplaine, je veux de la Douceur (comme dirait Macha), bordel de merde!