lundi 10 octobre 2016

Le courage vulgaire de presser la détente

On tombe sur cette photo et nous reviennent les propos d'Alberto Lattuada, un peu trop vite considéré comme un cinéaste léger uniquement amateur de jeunes filles, à propos de Dolci inganni. On a déjà dû les citer dans FQG, il y a quelques années, mais enfin, les revoilà,  qui rendent à la jeune fille, outre son charme absolu, sa force éminemment politique:

"Dans un monde toujours plus victime de la cruauté et de la stupidité de l'utopie qui reproduit les massacres et les erreurs de l'histoire, les yeux aveugles et les oreilles sourdes, la beauté innocente des nymphettes est un tendre avertissement contre la mort. Il aurait fallu qu'une nymphette séduisît Adolf Hitler en résolvant cette impasse sexuelle avant que s'ouvrent les portes de l'apocalypse nazie. Lolitas, nymphettes, jeunes filles en fleurs, multipliez-vous avant qu'il ne soit trop tard, envahissez les Parlements, les salles de congrès, les laboratoires atomiques, les usines d'armement, offrez votre corps nu et innocent aux tireurs d'élite et voyons alors s'ils auront le courage vulgaire de presser la détente."