jeudi 22 septembre 2016

Et soudain, grâce à Guillevic, tu comprends.


Et soudain, tu ouvres ce livre qui attendait son heure depuis longtemps. Guillevic, te disais-tu, c'est comme les menhirs, c'est comme Carnac, ça a le temps. En oubliant que toi,  tu n'es pas Guillevic, ni un menhir, ni Carnac.

Et soudain dès les premières pages, tu sais que ce livre restera essentiel, que tu ne l'oublieras plus parce que tu reçois en deux lignes un coup de poing qui te fait comprendre pourquoi tu es encore en vie, malgré tout, à cinquante piges et mèche:



"La poésie est ce qui permet de tenir. 

Je crois que, pour une part importante, le suicide témoigne de la perte en soi-même de la poésie."

Eugène Guillevic, Vivre en poésie ou l'épopée du réel. (Le Temps des cerises, 2011)