lundi 8 août 2016

No Borders: riches, beaux et intelligents.

N'allez pas croire que je deviens anar ou gauchiste mais quand même, ce que je lis dans la presse ici et là sur les No Borders me laisse perplexe
1) Ce serait "des jeunes de bonne famille". Il est où le problème? Quand t'es de bonne famille, t'as juste le droit d'empêcher les homos de se marier, ou quoi?
2) Ils connaîtraient le droit "sur le bout des doigts." Il faudrait qu'ils s'excusent d'avoir été bons élèves et de ne pas mettre leurs compétences au service de l'optimisation fiscale de la boîte de leur papa ou de leur tonton?
3) Ils n'auraient "pas de chef" et "refuseraient de parler à la presse". Là, je reconnais, c'est hyperanxiogène pour le larbinat contemporain.
4) Ils "endoctrineraient les migrants". Bah au moins, ils ne vont pas leur dire de foncer dans la foule avec un camion ou une machette au nom d'Allah et de Daesh. Ils vont éventuellement leur conseiller de brûler des banques ou des agences d'intérim déjà prêtes à les employer comme esclaves. C'est tout de même plus constructif.
Bref, ce ne sont pas spécialement mes potes, les No Borders, (même si je préfère un jeune No Border à un jeune trader),  on pourrait par exemple leur reprocher de ne pas s'apercevoir que les capitaux circulent librement grâce à des mots d'ordre qui ressemblent aux leurs, mais si on pouvait éviter les arguments poujadisto-marcelinesques pour les discréditer, ça m'arrangerait. Je ne vais pas commencer à virer activiste à cinquante piges et mèche..