vendredi 19 août 2016

Le nouveau socialisme des imbéciles

Candidat identitaire, amoureux de la Phrance éternelle et de ses racines chrétiennes, qui pourfend l'islamogauchisme mais qui sait qu'un sou, c'est un sou.
Il ne devrait pas être très compliqué de dater le moment où l'identité est devenue le sujet central de la vie politique. On s'apercevrait sans trop de mal que cela correspond à une phase de crise aiguë du capitalisme. 
Consciemment ou pas, avec des idiots utiles comme relais intellectuels ou pas, il arrive à faire croire à un peuple pourtant cartésien que le problème de ces derniers jours, par exemple, c'est la tenue des femmes sur une plage, pas les enfants, 1 sur 3 dans un pays riche comme la France, qui ne la voient jamais, la plage. Il arrive à faire croire que ce qui a changé ou va changer leur mode de vie, les menacer, les tuer peut-être,  c'est une religion aussi agressive soit-elle dans sa forme intégriste, et pas les lois et les réformes régressives qui leur donnent toujours moins de droits dans le travail, la santé, les minima sociaux. 
Ce ne sont pas les barbus qui ont créé les centre villes interdits aux pauvres, les villages désertés, les zones commerciales qui défigurent l'entrée de toutes les villes françaises, les autoentrepreneurs, les working poors, les licenciements massifs, la désindustrialisation, les parachutes dorés, des pays entiers asservis par le FMI ou Bruxelles, les catastrophes écologiques, les accidents nucléaires, les vies changées en survie.
A la limite, ils en sont la conséquence. De même que Daesh est la conséquence des politiques néocons et prédatrices au Levant.
Alors, rester de gauche, ou même simplement rester républicain, va consister à ne pas confondre la cause et la conséquence, à tenter de faire comprendre aux gens qu'ils se trompent de colère et que pour reprendre une phrase jadis utilisée pour l'antisémitisme par August Bebel": "L'identitarisme, et son corollaire à la mode, l'islamophobie, sont le socialisme des imbéciles."

Bref, j'ai tout de même l'impression, avec quelques uns de mes camarades, qu'il y a beaucoup plus de mômes qui ne vont pas à la mer 80 ans après le Front Populaire que de femmes en burkini.Alors discutez tant que vous voulez des sujets imposés par la droite identitaire dure qui n'a rien à battre du social et dont la laïcité est un tout petit cache sexe pour un bon vieux racisme antiarabe mais ce sera sans nous. On a un autre calendrier, comme on dit de nos jours.
 

19 commentaires:

  1. Le danger ce n'est pas tellement Sarkozy en ce moment mais Macron. Macron est infiniment plus dangereux car bien plus cynique et près à beaucoup de plus de renoncements sociaux que tous ceux ayant eu lieu depuis une quarantaine d'années.

    Il y a également la question de tous ces salariés précaires encore trop riches pour être aidés, trop pauvres pour s'en sortir dont tout le monde se fout.

    Autre chose encore, Hollande a participé de ce désastre comme les autres, si l'année prochaine c'est lui contre la droite ou l'extrème droite vous voterez pour lui ou pour son remplaçant ? Vous savez aussi bien que moi qu'ils ne vous rendront pas de comptes en échange...

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    1. Je crois que j'ai été clair. Je ne voterai plus jamais socialiste. Je l'ai dit ici, souvent. Ni à droite. Ni à l'extrême droite. Je ne fais pas de différence entre Macron et Sarkozy, vous si. Ce qui prouve qu'entre les deux, vous continueriez à voter pour ce Le Pen même plus light.

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    2. Je n'ai jamais voté, ne vote pas et ne voterai jamais pour qui que ce soit de la famille le Pen.
      Sur Sarko et Macron c'était donc un malentendu de ma part.

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  2. J'aime bien la photo et la légende; ça rappelle le "Dictionnaire du superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis" de Desproges; je recommande la (re)lecture de l'entrée "Afrique", une synthèse des relations Nord-Sud.

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  3. En basant ses arguments contre cette provocation publique qu’est le port du burkini, soit sur le féminisme soit sur la laïcité, on donne effectivement des bâtons pour se faire battre. Le seul argument valable est politico-social. La culture, produit de histoire, de politiques, de valeurs et d’un langage communs et qui fonde notre identité. L’exhibition chez nous, très récente d’ailleurs, de ce costume très connoté culturellement, clame à la société française à peine convalescente des dernières tueries extrémistes, le refus assumé de certaines communautés de s’intégrer à notre culture. Et ce n'est pas acceptable. Pas la peine d'y chercher on ne sait quelle agonie capitalistique capilotractée ou l'expression du racisme. Non, les Français ne sont pas racistes. Ils demandent, toutes religions confondues (je dis bien toutes), qu'on respecte leurs valeurs. Confondre les deux est malhonnête et ouvre la porte à tous les "accommodements raisonnables" prônés par les extrémistes religieux (catholiques ou musulmans) qui ne sont pas compatibles avec notre République.

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    1. Un peu de clarté ne nuirait pas. C'est bien filandreux pour justifier ou occulter une société inégalitaire sous prétexte d'identité menacée.

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    2. Sans occulter quoi que ce soit, je ne comprends pas en quoi les méfaits du capitalisme justifieraient/relativiseraient/excuseraient ceux du salafisme..

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    3. On peut lutter contre les inégalités sans faire le jeu des islamistes. Or arrêtons de tourner autour du burkini. C'est une provoc islamiste et rien d'autre. Peut être que les maires qui l'ont interdit tombent dedans... mais vous aussi. et qui se frotte les mains ? Celle dont on entend le silence assourdissant.

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    4. D'accord avec "pas pigé". Les méfaits du capitalisme ne doivent pas excuser ceux du salafisme. Ce que vous faites. C'est dommage, je ne vous voyais pas comme ça.

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  4. "des imbéciles", ça a peut-être sans doute été vrai, avant, bien avant. On connait maintenant un peu trop la chanson : "des salauds" ça dit bien.

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  5. Faire de l’interdiction du burkini le hit-sujet post attentats est un peu dérisoire. Très français de se focaliser sur un point de détail. Comme quand des millions de gens défilent pour interdire l'union de deux personnes du même sexe. On ne parle pas d'autre chose.
    Cela étant, ne soyons pas non plus naïfs ou ne tombons pas dans la culture de l'excuse.
    Pas plus que la burqa, dont il n’est qu’un avatar, ce fameux burqini ne se fonde sur des prescriptions religieuses ou sur une dimension culturelle. Ce sont des inventions récentes, l’une plus encore que l’autre, du mouvement wahhabiste dans les pays du Golfe et au Pakistan. C’est un acte tout à fait politique d’hostilité vis-à-vis de nos sociétés et civilisation occidentales, de notre mode de vie, de nos valeurs, au rang desquelles le principe d’égalité de l’homme et de la femme. Une logique d’hostilité et d’agression à l’encontre de ce que nous sommes qui, poussée à un degré extrême, aboutit aux attentats récents en France.
    La réponse ne peut être que politique. c'est du racisme de demander qu'on respecte notre culture ? Nos valeurs ? Vous perdez le sens commun là.
    C'est comme justifier le port du burkini par la liberté individuelle ou le droit de la femme à porter les vêtements de son choix. ça relève du sophisme. C’est reprendre nos principes sur la forme, pour en trahir l’esprit. Une vieille habitude chez les extrémistes, tous les extrémistes.

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  7. Aurélien, puis la copine d'Aurélien. J'attends les frères, les mères, les maris, les amants. Mais des arguments d'un moralisme droitard typique ou alors, ça bien changé ceux qui se revendiquent de gauche et voudraient faire la leçon bien planqué derrière l'anonymat. Je n'ai pas plus de certitudes sur vos états de services, d'ailleurs, que vous n'en avez sur les miens.Vous avez la condescendance facile, et le mépris encore plus. Oui décidément, vous êtes de droite.

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  8. Beaucoup de bruit pour rien! Pour moi; voiles, foulards, hidjeb, burka et burkini sont surtout le signe d'un asservissement des femmes imposé par les hommes; les femmes qui en portent sont, après tout, libres de consentir à cet asservissement; de là à en faire une menace pour la civilisation et autres théories, non moins "capillotractées", sur le refus d'intégration, le terrorisme, et "les valeurs" etc...c'est vraiment se voiler la face (si on peut dire) sur les vrais problèmes, énoncés par Jérôme. Pendant qu'on se focalise sur le burkini on ne regarde pas ailleurs; c'est tout bénef. pour les cyniques de droite et de gauche qui sont en campagne électorale; ça promet!

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    1. Oui, ça permet de détourner les attentions. Ce n'est pas une raison pour donner raison aux salafistes. Si on vous écoute Elise, on applaudira les maris qui veulent assister à toutes les consultations médicales. Les piscines privatisées, les plages privatisées, les auto-écoles séparées. Après tout "les femmes le souhaitent". Alors on se tait. Vous ne voyez pas le danger ?? Je ne dis pas qu'il y a menace sur la civilisation, je dis qu'il y a tentatives permanentes pour enfoncer l'égalité des sexes et la laïcité. Cela ne vous pose pas problème ? C'est une simple question de racisme comme le dit Jérôme ?? Les vrais problèmes ne sont pas en compétition, ils sont tous pertinents. Le fait qu'un musulman soit impliqué n'en fait pas aussitôt un martyr ou un coupable.

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    2. Le fait de porter un burkini est-il vraiment le signe de l'endoctrinement salafiste? si oui, est-ce que les interdictions vont résoudre le supposé problème?
      Ce burkini n'est-il pas le chiffon rouge qu'on agite sous votre nez?
      Quand bien même ce serait l'expression de "tentatives permanentes pour enfoncer l'égalité des sexes et la laïcité", n'est-il pas pertinent de se demander pourquoi et ce qui est à l'origine de telles démonstrations?
      Ce qui me pose surtout problème c'est qu'on découvre aujourd'hui que le prosélytisme salafiste a prospéré dans les banlieues-ghettos et que tout le monde (surtout les poltiques, les élus locaux, les "experts" ès banlieues) a fermé les yeux pendant près de trente ans, à droite comme à gauche, par naïveté ou cynisme.
      Comme vous le savez, la nature a horreur du vide, on n'a pas su apporter de vraie réponse politique à la déshérence sociale, au chômage; quand la politique déserte, le religieux prend le relais...ou le FN.
      Je trouve qu'il est bien tard pour pousser des cris d'orfraie à propos d'un épiphénomène ultra minoritaire.
      Tout ce tapage médiatico-politique sert les démagogues de tout poil qui surfent sur le rejet et l'exclusion; c'est très "vendeur" en ce moment.

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    3. Je suis tout à fait d'accord avec vous elise. Pendant ce temps on ne parle pas des fermetures de services qui se multiplient dans les hôpitaux, des fusions qui se font (groupements hospitaliers de territoires ) dans l'opacité la plus totale. Non seulement la loi Bachelot n'a pas été abrogée mais elle est renforcée. On va avoir de plus en plus de déserts médicaux et de plus en plus de gestionnaires ces petits messieurs qui se prennent pour des aigles.
      Pendant ce temps on ne parle pas de la précarité qui augmente, des centaines de milliers de jeunes sans diplôme, de toute cette barbarie sociale engendrée par le terrorisme de l'argent.
      C'est tout cela qu' il faut "voiler" aux yeux du plus grand nombre.

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    4. oui, Michèle; paradoxalement certains "dévoilent" les ravages de la barbarie sociale en prétendant faire oeuvre de journalistes: "Rue des allocs" sur M6, le dernier stade de l'abjection et de la putasserie des media!

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  9. Il s’agit surtout de savoir quelle attitude adopter face à l’offensive politico-religieuse d’un islam salafiste auquel une majorité de Français reproche d’être une idéologie servant de sas à ceux susceptibles de basculer vers le djihadisme, ensuite d’être un projet communautaire séparatiste antirépublicain. C’est donc tout simplement une question d’ordre public.
    Qualifier de racistes tous ceux qui s'opposent au salafisme, au prétexte qu'ils servent le "capitalisme" est quand même un beau retournement sémantique.

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ouverture du feu en position défavorable