lundi 15 août 2016

Koímêsis






Ce couple, assez hipster, si ce n'est le fichu sur la tête de la fille qui ressort de la Panaghia Katapoliani hier soir au milieu de la foule et qui te donne, tout naturellement, un morceau de pain béni, du vrai pain, pour rompre le jeûne puisque demain, c'est la Dormition de la Vierge et que c'est la fin de l'année dans le rite byzantin.
Ce matin, dans le Kastro, les fanfares, les cloches, les processions, les prières scandées, les jeunes femmes entraperçues qui embrassent les reliques dorées dans l'ombre des chapelles aux petits dômes bleus, entre deux terrasses, deux bougainvillées, les ruelles saturées d'encens et de pétales jaunes donnés aux passants.
Et puis, tout proche mais invisible depuis la ville blanche éblouie, ombreuse et tortueuse, toutes les demi-heures sur le port, le concert des sirènes de tous les bateaux.
Il y a quand même quelque chose de puissamment érotique, donc vrai, dans tout ça, dans cette journée orientale, chaude, qui va célébrer la montée heureuse au ciel de la mère d'un Dieu.

3 commentaires:

  1. Très beau texte, le sacré des chrétiens orientaux n'est en effet pas coupé du corps ou de la terre. C'est un tout où l'humain compte en entier et pas seulement par l'esprit et les grands sentiments. Et eux savent que c'est bien pour une raison que le Christ s'est incarné en homme.

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  2. Ah la puissance des idéologies (religieuses ou politiques) ce sentiment si puissant de faire corps (social), cette communion si chaleureuse...
    La solitude assumée, et néanmoins solidaire quand il se peut, n'est-elle pas la seule réponse au désastre humain ?
    Blaireau 58

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    1. La foule est nombreuse dans l'Assemblée mais ce sont bien des prières personnelles que nous adressons au Créateur par l'intercession des saints. Une Assemblée de croyants n'est pas un stade de foot ...

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ouverture du feu en position défavorable