jeudi 7 juillet 2016

Rechute

Michel Rocard était protestant. Heureusement, on a évité de peu le procès en béatification. La deuxième gauche, ou comment devenir la troisième ou quatrième droite en trente ans. Je t'en foutrai, moi des girondins autogestionnaires avec leur dialogue social dans un pays où il a toujours fallu, historiquement, mettre un flingue sur la tempe du patronat pour obtenir le moindre acquis social. 
Dire que j'avais quasiment arrêté Lénine et Robespierre, que je devenais tout doucement luxembourgiste, voire libertaire, voire anarcho-autonome comme disaient les têtes de noeuds la DCRI période Alliot-Marie-Squarcini-Alain-Bauer.  
Mais tous ces cons hagiographiques et unanimes me font replonger. 
Merdalor.

4 commentaires:

  1. Franchement mettre à son crédit le RMI, une aumône pour les pauvres...tu parles d'une évolution sociale!
    Cela dit une vraie capacité à produire une PENSEE, une denrée rare ces temps-ci chez les politiques; et puis il se positionna fermement contre la guerre d'Algérie.

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  2. Le mythe des droits sociaux arrachés au patronat à la vie dure. Si l'on prend les quatre grands moments de progrès social : 36, 45, 68 et 82, ça fait 2-2. Deux pour les mouvements sociaux débouchant sur des lois sociales et deux pour le réformisme au pouvoir (et oui, du réformisme avec à chaque fois des communistes au Gouvernement camarade, et pas les plus manchots). Et si l'on regarde le contenu, pas sur que ce soit match nul. Conclusion ? le progrès est mieux garanti avec des communistes qui gouvernent qu'avec la rue qui s'agite. On ne se joindra donc pas à la sanctification rocardienne et on lui reprochera avec raison de n'avoir pris aucun communiste et de s'être fourvoyé avec l'UDF (Stirn, Stoléru et Durafour...des radicaux comme ils s'appelaient eux-même). CQFD.

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  3. Le mythe des droits sociaux arrachés au patronat à la vie dure. Si l'on prend les quatre grands moments de progrès social : 36, 45, 68 et 82, ça fait 2-2. Deux pour les mouvements sociaux débouchant sur des lois sociales et deux pour le réformisme au pouvoir (et oui, du réformisme avec à chaque fois des communistes au Gouvernement camarade, et pas les plus manchots). Et si l'on regarde le contenu, pas sur que ce soit match nul. Conclusion ? le progrès est mieux garanti avec des communistes qui gouvernent qu'avec la rue qui s'agite. On ne se joindra donc pas à la sanctification rocardienne et on lui reprochera avec raison de n'avoir pris aucun communiste et de s'être fourvoyé avec l'UDF (Stirn, Stoléru et Durafour...des radicaux comme ils s'appelaient eux-même). CQFD.

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ouverture du feu en position défavorable