vendredi 29 juillet 2016

La mémoire longue

Et puis merde, à la fin. Cette photo date d'une autre vie. On est en 92, peut-être 93. C'est la fin de l'année et je suis avec ma classe de troisième dans ma zep de Roubaix. La misère est réelle, sans concession. Si par hasard, en 2016, c'est devenu un territoire perdu de la république, comme on dit, ce n'est pas à cause de l'islam, radical ou pas. C'est à cause de la misère. Ce n'est pas une excuse? Tous les pauvres arabes ne finissent pas en égorgeurs? D'accord. Mais ne me prenez pas pour un con non plus en me faisant confondre la cause et la conséquence, la maladie et son symptôme. 
Coeur rouge, pour toujours.

8 commentaires:

  1. Vous avez on ne peut plus raison, l'islamisme a fait son lit de la misère, mais aussi du désengagement de l'Etat, de la destruction progressive du Service public, de la Police, de l'Education (formations ineptes etc...)

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  2. L'islamisme a bon dos. C'est comme toujours une logique financière qui est derrière. Sinon comment expliquer la réussite de cette fanatisation qui se métastase.
    Je suis d'accord avec le commentaire qui dénonce les défaillances pour ne pas dire la faillite de l'État français.
    Et avec la réforme territoriale (pour ne citer que celle-là ), les politiques se gargarisent des partenariats public-privé (PPP) qui vont pourtant plonger les collectivités locales dans des endettement illégitimes. On le dénonce depuis longtemps mais ça continue. La liste des erreurs est longue qui feront le lit de tous les fanatismes.

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  3. Sinon, une photo bien sympathique, où les filles ont tout "naturellement " pris place aux côtés de leur beau prof de Français :)

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  4. Certes, mais que cela n'empêche pas d'envoyer à la niche tous les glapisseurs de Dieu

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  5. L’islamiste a repéré les failles des démocraties occidentales. Il sait qu’il est un bourreau, mais il joue à la victime. S’il brandit le spectre de l’islamophobie, c’est pour culpabiliser le démocrate et le pousser à céder du terrain où il sèmera ses graines.
    Sans le savoir, sans le vouloir, vous le victimisez un peu plus. Vous nous fragilisez à peu près autant.

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    1. Je ne sais pas qui est le vous, qui est le nous.
      Je pense qu'il n'y a pas une religion pour rattraper l'autre.

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    2. Toujours pour vous répondre Anonyme du 1 août, 1h35 :

      Incriminer les politiques menées ne
      dédouane ni ne victimise les
      islamistes. Au contraire. Leur
      présence et leur activisme me
      semblent liés aux faiblesses des
      politiques dénoncées.

      Pour prendre des exemples dans leur
      propre histoire, Les Frères
      musulmans par exemple, avaient dès les années 60, sous la pression du
      régime de Nasser, fui l'Égypte pour
      se réfugier en Europe et reprendre
      leurs activités à partir de Genève.

      Regarder les conditions politiques qui font le lit de l'islam militant et identitaire n'est pas réduire les responsabilités de cet islamisme.
      C'est éclairer les
      conditions de son épanouissement.
      Et c'est un connaisseur des
      questions de l'islam et du monde arabe, Antoine Sfeir, qui dit, entre dix
      mille autres choses que tout le
      monde devrait avoir à l'esprit, "que le phénomène islamiste s' est
      rapidement attaqué aux populations plus ou moins défavorisées des sociétés musulmanes. Pour deux raisons : elles sont les premières victimes des échecs économiques des régimes en place ; elles sont aussi victimes du fossé qui se creuse entre leur pays et les États occidentaux.
      La transposition n'est pas difficile.

      Je rappelle aussi ceci, que souligne Antoine Sfeir :
      Au début du siècle dernier, les islamistes étaient tous des érudits, ou tout au moins des "moujtahidine", des personnes qui avaient consacré leur temps à l'étude et à l'interprétation des Écritures. Ils recrutaient parmi l'élite intellectuelle de la population. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Les islamistes de base ont une culture religieuse sommaire. Ils s' en remettent à un maître, à l'imam, qui, lui, est censé avoir cette connaissance profonde. "
      Les courants de pensée ultra conservateurs et activistes jalonnent l'histoire des religions, judaïsme et christianisme compris.

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ouverture du feu en position défavorable