jeudi 30 juin 2016

Plein emploi (de la mélancolie)

On a déjà parlé plus bas de ce recueil mais décidément il nous hante. Impossible de l'ouvrir sans tomber sur des vers qui font écho en nous durablement. Peut-être aussi est-ce parce que ce recueil ne peut être lu sans faire abstraction de son caractère posthume, ce qui lui donne cette résonance propre aux voix chères qui se sont tues...


ceux qui sont morts dans mon enfance
connaissaient les chevaux de bois
les jeudis d'été les vacances
dans les terrains vagues l'émoi

du premier voyage en tramway
du premier baiser sous le mai
du piano dans les cinémas
de la cocagne en haut du mât

Jean-Claude Pirotte, Plein emploi (Castor Astral, 2016)