lundi 27 juin 2016

Dantec ou l'intuition

Dantec. Au moins sa mort tristement prématurée aura un avantage. On oubliera assez vite ses délires verbeux du Laboratoire de catastrophe générale qui ont contribué à leur manière à cette droitisation identitaire et asphyxiante du paysage politico-littéraire. Et on ne gardera que sa formidable intuition dans La Sirène rouge et Les Racines du mal : seule l’hybridation entre roman noir et anticipation a une chance de rendre compte de notre présent si manifestement dystopique. 
Pour ça, chapeau, l’artiste !

3 commentaires:

  1. Absolument. Je m'en vais lire son dernier roman publié, les Résidents.

    Zorglub

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  2. Les racines du mal sont un chef d'œuvre. C'est dur ,voire impossible de continuer une activité littéraire en gardant ce niveau exceptionnel
    RIP Maurice G

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  3. Assez médiocre imitateur des Amerlocks, qui sut profiter de la mode et de la servilité française, à l'époque de la vogue des tueurs en série, recracheur de données ingurgitées la veille, à grands renforts de solennité défoncée, on pouvait suivre à la trace, si on s'y connaissait un peu, les substances ingurgitées par ce mauvais graphomane. Médiocre être humain. Néo-con abyssal par la suite. Aucun style, ni dans l'écriture ni dans le personnage — zéro.

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ouverture du feu en position défavorable