lundi 27 juin 2016

Dantec ou l'intuition

Dantec. Au moins sa mort tristement prématurée aura un avantage. On oubliera assez vite ses délires verbeux du Laboratoire de catastrophe générale qui ont contribué à leur manière à cette droitisation identitaire et asphyxiante du paysage politico-littéraire. Et on ne gardera que sa formidable intuition dans La Sirène rouge et Les Racines du mal : seule l’hybridation entre roman noir et anticipation a une chance de rendre compte de notre présent si manifestement dystopique. 
Pour ça, chapeau, l’artiste !