vendredi 8 avril 2016

Propos comme ça, 37: en revenant de Lyon



Mon petit miracle personnel du ouiquènde: rencontrer à Quais du Polar une éditrice de moins de trente ans qui a un temps travaillé avec Marie David et Jean-Pierre Montal de Rue Fromentin et qui m'a demandé si le nom du personnage de L'Ange gardien était bien un hommage à Frédéric Berthet. J'ai un bref instant songé à l'épouser sur le champ avant de me souvenir in extremis que la bigamie était interdite dans ce pays si sociétalement coincé, en fait.
Eu envie instantanément de rererererelire Paris-Berry et Daimler s'en va. Ce que je fais, d'ailleurs, du coup, ce matin


Nuit Debout: on parle d'une barricade boulevard Saint-Germain pour demander la libération des manifestants arrêtés. Mais dites-moi, ça commence à sentir bon comme la peau d'une fille au soleil, tout ça.

C'est tout fragile, en fait, un libéral. Brice Couturier se casse d'une Matinale de France-Culture, dont il est le salarié (ah on n'est pas chez Goodyear), parce que les invités et Guillaume Erner(!?) seraient favorables à Nuit Debout...
Dis-donc, Brice, ce n'est pas un peu couille molle, quand même, quand une fois par hasard, une toute petite fois, tu ne peux pas déverser ton eau tiède austéritaire avec le plus parfait mépris de la question sociale en toute tranquillité, de pleurnicher que tu es un "punching-ball"? Finalement, vous n'avez que la force qu'on vous prête, vous les "journalistes de combat" payés avec mes sous. C'est bon à savoir. Faux durs, va.

"Levallois: les lycéens dérapent": ces petits cons ont pourtant un maire exemplaire.

 J'apprends l'existence d'un mouvement "Les jeunes avec Macron" avec la même stupeur hébétée et vaguement écœurée qui est la mienne quand je vois par exemple une jolie fille se curer le nez dans le métro. On ne peut penser la contradiction que jusque à un certain point, tout de même.

Les derniers staliniens sont à peu près partout (libéraux acharnés, communautaristes racistes, cultureux subventionnés plus crispés que des bonnes soeurs, antifascistes en peau de zob qui fichent mieux qu'une police politique, néoconservateurs réformés aux pieds plats ou associatifs pénibles occupant les niches victimaires), sauf au PCF.
Parfois, je me demande si ce n'est pas ça, notre problème, camarades.

"Elle me considéra d'un regard pénétrant". Je sais très bien qu'il ne faut pas juger un livre sur une phrase prélevée au hasard, ici dans un roman sorti il y a quelques semaines. Mais vous aurez beau dire, si j'ouvre aussi au hasard les 1500 pages de mon édition Bouquins de Blondin qui m'accompagne ces jours-ci dans mes pérégrinations, je ne tombe jamais sur "Elle me considéra d'un regard pénétrant." 
Jamais. 


 

5 commentaires:

  1. Je ne vois pas le rapport entre les petits cons et leur maire exemplaire.
    On aimerait justement qu'ils n'en soient pas la copie en creux.
    Enfin tant qu'ils ne sont pas "avec Macron", ce vieux jeune aux dents si longues, que demander.
    hugh

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  2. "Elle me considéra d'un regard pénétrant" on peut tomber là-dessus dans la collection Harlequin ou dans Christine Angot.
    Macron me fait penser à ces photos un peu jaunies de communiants en costume strict avec leur brassard blanc, le missel entre leurs mains jointes, les yeux levés vers le ciel; une image pieuse pour illustrer un catéchisme daté; du recyclage de vieilles lunes ( les plus anciens ont connu ça) ou comment faire du "neuf" avec du vieux.

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  3. http://hublots2.blogspot.fr/2016/04/les-mauvaises-odeurs-de-christine-angot.html#comment-form

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  4. De Blondin, la splendide chronique, d'une dizaine de pages, (parue dans 'Rivarol' en décembre 1951), sur "Le Rivage des Syrtes" de Julien Gracq, intitulée : "Avec Le Rivage des Syrtes, Julien Gracq a écrit un imprécis d'histoire et de géographie à l'usage des civilisations rêveuses".
    C'est "Dans mes petits papiers" (La Table Ronde, 2006).

    Le presque début de ces dix pages (à lire) :

    [En couronnant M. Julien Gracq, contre son vœu formel (...), l'académie Goncourt, encore une fois un petit peu à la remorque, quoi qu'il en semble, a sans doute voulu simplement planter ce poteau indicateur par où il nous est signalé qu'à dater de ce jour, la littérature quitte l'estomac pour monter au cerveau. Au cerveau et au coeur. De la même façon, les vieux pionniers de la territoriale balisent, après coup, le chemin frayé par les corps francs. C'est, magré tout, une besogne méritoire. Elle justifie seule, en dehors de toute autre considération malicieuse, l'entêtement apporté à décerner à un lauréat aussi réticent une distinction fort courue par ailleurs.
    Donc, le tracé officiel de la frontière est porté maintenant sur Le Rivage des Syrtes. Ici prennent fin des provinces, voire des banlieues littéraires, encore bouleversées par une manière de fléau, qui passera à l'Histoire sous le nom de "ravages de Sartre".]

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  5. Le Singe (en nid) Vert11 avril 2016 à 12:08

    La laideur morale du gouvernement tombe dans les toilettes de mon rire sardonique ...
    Ou plus exactement, l'avenir de la France est dans mes prières ...

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ouverture du feu en position défavorable