jeudi 28 avril 2016

Larbinat et larmes de crocodiles






Danielle Simonnet, élue parisienne du Front de Gauche, à une quelconque femme de chambre de BFMTV qui la pressait de condamner les violences à l'issue de la manif:

"Est-ce que, madame, vous condamnez, vous, une politique aussi injuste socialement que celle qui est en train de se faire aujourd'hui ? C'est une violence sociale sans précédent. Cette question qui est sans arrêt, sans arrêt, répétée par les journalistes, on a l'impression que vous répondez à la demande du ministère de l'Intérieur où il faut réduire une mobilisation sociale, qui refuse qu'on casse un siècle de droit du travail, à une violence dans une manifestation alors qu'on veut nous faire revenir à la violence sociale des rapports sociaux du début du siècle précédent. Je veux dire, cette question incessante, sans arrêt... est-ce que vous condamnez cette violence policière, est-ce qu'il y a une condamnation des violences policières qui ont encouragé cette spirale de la violence dans une frange radicalisée ? Non, absolument pas."

Pas mieux, camarade, pas mieux.


Cette femme de chambre médiatique raisonne exactement comme ces gens de droite et d'extrême-droite, qui n'ont pas eu une larme pour la mort de Rémi Fraisse mais qui surjouent l'émotion à propos de trois policiers blessés ou alors qui n'hésitent pas à demander, par exemple, aux "musulmans" de se "désolidariser" du terrorisme islamiste et s'étonnent faussement de ne pas voir de grandes manifs. Tout leur est bon pour discréditer un mouvement social ou pouvoir tranquillement exprimer leur racisme derrière une pseudo-dialectique de l'injonction. 
Ils aiment sommer? 
A ces sommations, une seule réponse convient: merde.