dimanche 27 mars 2016

Jim Harrison: un bon jour pour mourir...




Et si tu veux savoir pourquoi je pleure vraiment sur la mort de Jim Harrison, tu lis la nécro de Macha Sery dans Le Monde et tu comprendras que ses personnages étaient mes potes depuis bien longtemps, l'adolescence sans doute,  pour le pire et pour le meilleur: 
"Ses personnages sont à son image : fins gourmets, œnologues, et de plus en plus mélancoliques au fil des ans. (...)Ce sont des lettrés solitaires, ours mal léchés portés sur la nourriture, meurtris par un divorce ou la fin d’une histoire d’amour, aimant lever le coude et trousser des femmes. Ils prennent la route pour fuir leurs démons, chasser, pêcher, bivouaquer, réfléchir à l’Histoire, parfois résoudre un crime."

7 commentaires:

  1. "Ce matin, si Jésus était là, il mangerait
    Peut-être des patates frites avec mon ami
    Qui a une Dodge 51 et une Pontiac 72"
    "Matin de Pâques". (Une Heure de jour en moins).

    So long Jim!

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  2. On ne meurt pas avec son dernier soupir. On meurt bien avant, avec la mort des autres. On meurt petit à petit, par à coup, en effeuillant la marguerite, un peu, beaucoup, par petites traites, par acomptes, en leasing. C'est pas la mort en soi qui fait chier, c'est le compte à rebours. Farewell "big" Jim Harrison

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  3. Auteur très surfait. Exemple de l'américanophilie servile n'importe quoi de la Phrance, et de sa mythologie infantile western. "Un bon Jour pour mourir" c'était très mauvais, raté. Il a fait toute sa carrière sur la première nouvelle de "Legends of the Fall", qui était certes excellente mais le reste ne valait pas un clou. C'est maigre. Sa goinfrerie plaisait dans l'Hexagone… Bon, pourquoi pas, c'est plus drôle que le régime Jane Fonda, mais ça n'en fait un romancier digne d'intérêt. Au-delà de l'hyperbole média franco-française pour le pseudo cow-boy épicurien, ça vaut pas un caramel. "Dalva" par exemple, c'est à pleurer d'ennui. Quant à ses élucubrations publicitaires d'Amerlock sur Essenine, c'était lamentable. Dégonflons la baudruche.

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    1. Bon, il va falloir que j'en lise au moins un pour me faire mon opinion entre JL et TM...
      A priori je ne suis pas trop porté sur les "grands ours patibulaires", mais s'ils ont du style...
      hugh
      Hugh

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  4. J'ai apporté trois ou quatre de ses livres, surtout ceux racontant ses aventures épicuriennes, à une personne enfermée en HP afin de lui redonner goût à la vie, d'entretenir son désir de revenir à la vie, la médication n'était pas mauvaise car cela a fonctionné. qui a dit que la littérature c'était futile ?

    Alors surfait je ne sais pas, mais humain d'abord. Et donc indispensable

    Y

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  5. Une fois de plus je suis en total désaccord abvec TM, ce qui me rassure.
    Dalva et Cent ans de solitude. S'il n'en reste que deux.

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ouverture du feu en position défavorable