mardi 8 mars 2016

9 mars: nous étions si jeunes, Elvire.

Et comme en 94 (CIP), 95 (lois Juppé), 2003 (retraites Fillon), 2005 (TCE), 2006 (CPE), 2010 (retraites Sarkozy), les mêmes têtes de mort reviennent parader dans les journaux complaisants et sur les plateaux obséquieux pour expliquer que cékomça, cétaublijé, cémauderne et tenter de désamorcer ou discréditer notre colère. Chiens de garde et larbins dont le dernier à la mode se croit tout permis parce qu'il a un prix Nobel d'économie et un nom mal orthographié de montagne autrichienne.
Les mêmes, avec le même fanatisme de khmer libéral, toujours et encore.
On les reconnait d'ailleurs tout de suite à l'oreille, à une certaine tonalité de voix, sans même avoir besoin d'écouter leur sinistre refrain qui a à peine changé depuis deux grosses décennies: cette tonalité hideuse, arrogante et souriante est celle de la "compétence". Ils en ont d'ailleurs étonnamment fait montre, de cette compétence, comme le prouve chaque jour l'état de la société française alors que ce sont leurs idées qui sont pourtant appliquées servilement depuis si longtemps.
Ils vous expliqueront, ces staliniens de la concurrence libre et non faussée (d'ailleurs ils sont si nombreux à l'avoir été staliniens, ne gardant du communisme que les méthodes de celui qui fut un accident de parcours) que si ça ne fonctionne pas, c'est justement parce que ça ne va pas assez loin.
On pourra relire cet intéressant petit livre qui explique bien les motivations de ces porte-paroles du retour à l'esclavage. Rien n'a changé. Il date pourtant de l'époque où nous étions si jeunes, Elvire, t'en souvient-il?

31 commentaires:

  1. Justement non, vous faites bien de rappeler tous ces projets de timides réformes, morts-nés et enterrés aussi sec sur l'autel de la lâcheté. Ce sont vos idées qui sont au pouvoir depuis 40 ans. Libérale la France ? C'est une blague ? Avec son code du travail dément dont le nombre d'articles suit la courbe du chômage, toujours plus, ses innombrables taxes ? Trois millions de chômeurs au bas mot plus tard, vous en voulez encore ? Tous au chômage, c'est votre but ? Il n'y a pas pire larbin qu'un chômeur, bien contre sa volonté on lui a enlevé jusqu'à sa dignité. Tous les pays où on embauche se sont réformés, la France est condamnée à rester à la traîne ?

    Même les réfugiés ne veulent pas venir en France. Il n'y a aucun avenir en France. Contrairement à ce que pensent vos sinistres alliés objectifs, ils ne veulent pas d'allocs, ils veulent du boulot, un job, un taf, parce que leur dignité en dépend. Et ce n'est pas chez nous qu'ils en trouveront, ils savent où aller. Dans les pays... libéraux ! Les vrais.
    Tyrol

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    1. Votre puce marche très bien, rassurez vous. N' en rajoutez pas, ils ne vous croiraient plus. Et de toute manière vous aurez le droit de lécher le fond de la gamelle avant de rentrer dans la niche.

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    2. Un pays "réformé" (ça date d'un an, d'un pays qui "va très bien", mais vu la performante croissance des nazillons en vogue, je suppose que ça n'a pas évolué pour le mieux)
      http://www.lesechos.fr/20/02/2015/lesechos.fr/0204174006166_allemagne---12-5-millions-de-personnes-sous-le-seuil-de-pauvrete--un-record.htm

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    1. Non, pas facile.C'est vous les faciles, depuis Reagan, Thatcher, le virage Mitterrand à la Tapie, chirac, Jospin disant qu'il ne faisait pasun programme de gauche et la suite on connait. LE libéralisme fonce droit dans le mur et vous en êtes le pilote.Réformer ? Mon cul? ce pays est heureusement moins réformé que les autres, sinon il deviendrait cegrand cimetière à zombie à précarité que l'on voit se déployer outre-rhin (par exemple). Bonjour les recettes.

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  3. Il y a de quoi se les prendre et se les mordre...
    Tous ces chantres de la flexibilité et de la baisse du coût du travail sont installés depuis des dizaines d'années à des fauteuils de chroniqueurs et d'éditorialistes, ont débité connerie sur connerie et sont grassement payés pour cela dans une situation plus stable que n'importe quel fonctionnaire.
    J'aimerais les y voir tous ces cons-là, qui nous vendent les réformes Hartz à a française, vivre dans les faubourgs de Berlin en bossant pour 600 € par mois. Puisque c'est ce qu'ils veulent, qu'ils montrent l'exemple!!

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  4. Je ne suis pas chroniqueur ou éditorialiste, je ne suis pas grassement payé ni fonctionnaire, mais je préfèrerais bosser pour 600 euros par mois plutôt que d'être chômeur. Pas vous ?

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    1. Non sinistre larbin, non. Et fielleux en plus, avec sa petite attaque contre les fonctionnaires qui évidemment ne font rien. Va vivre avec 600 euros et on en reparle. Pour le reste, mais vous ne pouvez malheureusement pas comprendre, vous n'avez manifestement pas lu de poésie ou fait l'amour dans les dunes en vous disant c'est ça la vraie vie car vous présentez une manière de handicap moral et il ne faut pas en vouloir aux malades de leur maladie même si en l'occurrence vous pourriez chercher à vous soigner comme on soigne une vilaine peau, vous ne pouvez comprendre donc que déjà ce avec quoi il faut en finir, c'est avec la malédiction du travail, que si cela n'est pas encore possible, alors qu'au moins on travaille le moins possible et que ce moins possible assure le nécessaire et même le superflu. Vous seriez riche et con encore mais vous prenez bien soin de préciser que même pas. Vous êtes donc seulement l'exemple parfait du larbin, celui qui croit en la théorie du ruissellement, -si les riches sont encore plus riches, j'aurais forcément des gouttes. Allez prendre un job à 600 boules si ça vous dit ou même si ça vous dit pas. Je vous rassure, il semblerait même que le moment historique que nous traversons soit profondément défavorable à ceux qui veulent un autre monde. Les querelles boutiquiéres dans les milieux syndicaux ou politiques révolutionnaires permettent au capitalisme d' y aller comme à l'exercice en utilisant à l'occasion les faux nez du populisme trumpolepéniste ou en instrumentalisant l'islamisme radical. Il est même possible que les événements vous donnent raison à court terme, mais pour quelques enragés comme moi, il y aura eu au moins le sentiment de l'honneur, et puis les dunes, la poésie et la révolution. Alors va prendre des 600 boules pour 60 heures, et inutile de revenir à la charge ici, je ne cause pas avec les domestiques sauf s'ils ont une conscience de classe, ce qui n'est manifestement pas ton cas, tête de mort.

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    2. Nan, moi je préfère être chômeuse que bosser pour 600 balles par mois, mais attention hein, bouche-toi les oreilles: chômeuse avec des allocs! T'as pigé gars, avec des allocs pour pouvoir me la couler douce et pas aller me faire chier pour un connard d'employeur méprisant qui va me prendre tout le temps dont je dispose pour pouvoir bouquiner, baiser et regarder la vie. Le libéralisme, c'est du boulot au jour le jour et au jour le jour, ça veut dire même pas pouvoir projeter un truc à faire la semaine d'après. Et en plus en étant payés des clous. Fuck you, mec, va bosser pour 600 balles en disant que c'est génial et crève à quarante ans dans un hospice de vieux en bouffant du Lidl. Vaffanculo! Florence

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    3. Le faux tyrolien est un peu au ras des pâquerettes, mais vous vous avez passé l'âge de jouer les pré-adolescents ! L'amour dans les dunes, la poésie et la révolution en se tournant les pouces, passés 15 ans...
      Mais merci pour ce revival seventies, moi j'y étais, peace, love, fleurs dans les cheveux, un petit joint, Janis, le Che, c'était mignon. ça n'a rien donné, évidemment, mais ce n'était pas le but.
      Annette

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    4. Non, je n'ai pas passé l'âge. "La sagesse ne viendra jamais"

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    5. Priez pour que le libéralisme dure très longtemps, chère Florence, pour que vous puissiez continuer sur ce rythme, "regarder la vie" pendant que d'autres cotisent pour vous... Parce qu'à 600 balles par mois, on cotise pour les chômeurs et les hospices de vieux, et c'est bien normal. ça s'appelle la solidarité, mot qui vous semble bien étranger. Il vous est arrivé de mettre les pieds dans un Lidl, avec ce peuple que vous méprisez si ouvertement ?
      Le "boulot au jour le jour", ça s'appelle de l'interim et cela n'a rien de dégradant.
      Tiens dans le pays dont maniez si bien la langue, Renzi a créé 500 000 emplois. Sûrement pas assez bien pour vous, je n'en doute pas !

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    6. Caro stronzetto, ne faites pas semblant de ne pas comprendre. Ce n'est pas le peuple que je méprise, mais vous. Oui, vous, du haut de votre chaire à culpabilisation ringarde et éculée. Tandis que vos coups de fouet ne m’atteindront jamais, je fais la nique à tous les libéraux et paillassons soumis de votre espèce, me déshabille et leur montre mon cul! Florence

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    8. Au revoir,mon grand. On peut insulter le taulier à l'occasion mais pas mes aimables abonnés.

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  5. non tout n'est pas perdu! vous n'êtes pas le seul à avoir de l'espoir; il ne nous reste d'ailleurs guère que cela l'espoir, magnifique et mélancolique à la fois, celui de Lautréamont, celui du Giono d'"Un roi...", et les mots de Claude Pelieu, d'André Breton ou de vous même. L'espoir d'une jeunesse qui ne se résigne pas, debout le poing levé, comme nous le fîmes en notre temps contre les Devaquet, en souvenirs des Maleck Oussékine, des Omaya Sanchez, que tout le monde à oublié et notamment ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui... l'amour, l'art, la poësie (avec un tréma comme Baudelaire). Contre les chiens de garde, je parts à la manif en espérant des feux d'artifices...

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    1. Aahh la loi Devaquet! C'est là que j'ai chopé le virus de la manif' qui ne m'a pas lâché depuis. Avec en tête "En groupe, en ligue, en procession" de jean Ferrat que je venais de découvrir sur un 33 t de mes parents...

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  6. J'avais défendu ici, naguère, la belle encyclique de Benoît XVI, Caritas In Veritate dont les initiales sont un radical latin formidable jetant les bases d'une nouvelle citoyenneté ...

    Le libéralisme est une croyance ... Un système où prix et valeur sont confondus et où on se prosterne devant l'idole argent ... Société qui se croit complexe mais qui l'est infiniment moins que les sociétés africaines traditionnalistes.

    Le libéralisme est une croyance, je le répète. C'est une abstraction de l'esprit humain que de bébés laids et méchants tentent d'appliquer au monde comme s'il s'agissait d'un cube pénétrant dans la forme ronde de la planète.

    "There is no alternative" ... Si ! Il y en a une. En vérité, c'est l'amour ... Caritas In Veritate !

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  7. Des amplois bidon, et il partait d'un chômage à 15% pour arriver à 11. Mais je crois que vous ne comprenez pas ce que dit Florence. En fait vous ne parlez pas la même langue parce que vous avez été orwellisé sans vaseline à force d'écouter les éditorialistes économiques qui sont TOUS néolibéraux (même pas un petit keynésien, c'est dire). Vous vous faites le chantre des working poors, c'est ça, contre "le cancer de l'assistanat"? Mais 1° si vraiment il faut travailler, que ce soit peu, partagé et payé dignement et 2° la valeur travail, ça pue des pieds.

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    1. Le "cancer de l'assistanat" ? kesako ? ça c'est votre rhétorique. Il n'y a pas d'assistanat, juste des gens honnêtes et travailleurs qui veulent bosser, tranquillement, si vous voulez bien les laisser vivre. Merci pour eux.

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    2. C'est une expression de Wauqiez. Un copain à vous. Sinon, j'avais pas lu un tel tissu de conneries depuis le regretté courrier du Figaro, époque Max Clos. Vous avez mille ans ou quoi?

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  8. Vous serez gentil, M. J. Leroy, de pas associer, de manière essentialiste les "khmers" (c'est-à-dire tout bêtement les cambodgiens) au libéralisme. Ca serait un peu comme tautautologiser façon : les "allemands nazis", ou ce genre de bêtise. On souhaite le libéralisme à personne sur cette foutue planète, même à son pire ennemi. Les révoltes des ouvrières esclaves du textiles de Phnom Penh sont là pour le rappeler.

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    1. Dont acte. C'est le problème avec les expressions toutes faites, même si vous voyez bien, et je ne suis pas le seul à le faire, que le glissement sémantique se fait par une déclinaison de l'expression lexicalisée "khmer rouge". Sinon, un poil d'amabilité...

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  9. C'est fou la quantité de gens qui n'ont pas encore compris que le chômage ça sert justement à foutre la trouille à ceux qu'on va pouvoir payer 600 euros par mois, et encore pas tous les mois, pour qu'ils acceptent en fermant leur gueule, voire en disant merci.

    Deux réflexions entendues l'autre soir à la radio, qui malheureusement sont très peu reprises par les grands media :

    1. La productivité augmente, la quantité de richesse produite augmente, le nombre d'heures de travail nécessaire pour produire tout ça diminue (du fait de la productivité). Il suffit de sortir de la logique du profit et de répartir la richesse et le travail entre tous. On travaillera moins et on vivra décemment.

    2. Le travail est surtaxé par rapport au capital : Si j'avais 1 million et que je créais une boite, on va dire même une boite utile, je paierais beaucoup plus de taxes (impôts, sécu, retraites etc ...) que si je mettais ce même million en bourse à faire uniquement de la finance qui au mieux ne sert à rien, au pire est nuisible. Solution : taxer à mort la bourse.
    Question subsidiaire : est-il normal que certains arrivent à avoir 1 million, alors que la grande majorité ,n'en gagne pas autant en toute une vie de travail ?

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  10. Bien vu, Jean-Marc.
    Il me souvient d'un petit livre du collectif Adret "Travailler deux heures par jour", sorti en 77.

    [hors-sujet : je vais lire le dernier John Connolly]

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  11. Je pinaille un peu pour la forme20 mars 2016 à 11:13

    En 94 (Balladur 1er ministre) c'était pas le CPE mais le CIP (contrat d'insertion professionnelle ou smic jeune).

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  12. Exact.
    Je me souviens de Sarkoy vantant les mérites du CIP (bac + 2 = SMIC - 20%)devant un parterre de jeunes dans une émission de télé.

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ouverture du feu en position défavorable