jeudi 11 février 2016

J'ai ce qu'il faut de fièvre


J'ai ce qu'il faut de fièvre

aujourd'hui

pour rester au lit

comme au temps de l'enfance

mes livres et février dehors

au teint de cadavre

qui mord les fenêtres

La toux est un peu sèche

la gorge un peu douloureuse

le nez bouché

tout ça c'est l'enfance

jusqu’au goût de miel du lait

alors que je n'aime pas le miel

mais que j’aime ce goût d'enfance

sous la couette chaude et lourde

qui était le pressentiment

du corps des femmes

Pourtant

on ne le savait pas on ne le savait pas

et c'est le temps autant que moi

qui tousse ce matin.

© jeromeleroy 2/16



3 commentaires:

  1. voilà ce que c'est que d'aller baguenauder dans le Marais Poitevin avec Tim W. et de jouer à "two men in a boat"; l'écharpe n'a pas suffi et le whiskey non plus...

    "sous la couette chaude et lourde
    qui était le pressentiment
    du corps des femmes"
    c'est beau!

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  2. Beau poème. J'aime février qui mord les fenêtres.

    Prenez soin de vous.

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ouverture du feu en position défavorable