mercredi 27 janvier 2016

Tu viens, camarade Taubira?

Taubira s'en va.
C'est le meilleur des scénarios possibles. Les pires droitards vont se réjouir car ce sont des chiens de pavlov à courte vue. Ils ont tort. Elle va leur manquer. Puisse leur haine irrationnelle devenue sans objet ronger leurs entrailles pétainistes pourries. 
Les socialistes, eux, vont apparaitre pour ce qu'ils sont sans leur alibi préféré: des larbins libéraux-sécuritaires, qui démantèlent le code du travail à l'abri de l'état d'urgence tout en prônant la déchéance de la nationalité.
Maintenant, la bonne nouvelle, la vraie bonne nouvelle, c'est pour nous, à gauche de la gauche. Je ne vois guère qu'elle pour fédérer l'ensemble du mouvement de gauche radicale, façon syriza, et aller combattre en 2017, des Verts antilibéraux au FDG, loin des egos et des querelles de chapelle, sur nos valeurs. 
Cette réaffirmation fondée sur un "programme commun" pourrait inverser le rapport de force à gauche. Et qui sait, un second tour de rêve contre Marine Le Pen pour arriver à l'élection d'une femme noire à la présidence de la République. Dans cette France qu'on dit communautarisée, identitarisée, ce serait un joli renversement qui nous rappelle cette phrase de Guy Debord dans In girum: Alors que l'on voyait notre défense submergée, et déjà quelques courages faiblir, nous fûmes quelques uns à penser qu'il faudrait sans doute continuer en nous plaçant dans la perspective de l'offensive."
On t'attend, camarade.