lundi 4 janvier 2016

Sur Jugan et les blogueurs de polar.

J'avais oublié de signaler cette chronique dans le blog du polar de Velda. 
Je la signale car non seulement elle est extrêmement pertinente mais surtout parce que j'ai été surpris par le silence assourdissant de la part des blogues de polar ou de roman noir autour de Jugan. Heureusement que ça a donné de la voix par ailleurs, dans la presse ou à la radio et notamment dans l'excellent Mauvais Genres de François Angelier qui n'a pas ce genre d'oeillères ou de paresse.
Mais j'ai été à vrai dire plus amusé que surpris: ce roman n'avait pas la casaque officielle d'une collection "spécialisée." Et après  ce sont les mêmes blogueurs qui viendront se plaindre de l'ostracisme dans laquelle la vilaine littérature blanche tiendrait le polar. On leur rappellera donc, gentiment, cette phrase d'un des plus grands écrivains du noir qui est depuis un bout de temps déjà un classique de la littérature américaine: "Il n'y a que deux sortes de livres: les bons et les mauvais."

9 commentaires:

  1. Du coup on lit l'excellente chronique, et puis d'autres articles. et on tombe le 5 décembre sur la mort de William McIlvanney. Vraiment, ça part mal.
    clic-clic

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  2. Jugan les a peut-être pris à rebrousse-poil et perturbés dans leurs habitudes ronronnantes ? C'est un sacrément bon livre.
    hugh

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    1. Il n'a pas perturbé Assia, il l'a assassinée.

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  3. également surprise sur le petit nombre (5) des critiques Babelio (pourtant Jugan était dans dans les choix d'une opération Masse Critique)
    encore plus l'impression d'avoir lu un livre "rare", "exceptionnel", merci

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  4. Nous ne pouvons que souscrire à cette idée "qu'il n'y a que deux sortes de livres : les bons livres et les mauvais livres."

    Je rappelle le début de la chronique de Jean-Claude Lebrun sur "Jugan" :

    "Il serait tentant d'inscrire l'ensemble de l’œuvre de Jérôme Leroy, couronnée par les prix Michel-Lebrun en 2013 et Quais du polar en 2015, dans la littérature de genre. D'autant que la vingtaine de romans publiés par l'auteur emprunte clairement aux codes du policier ou du noir. Jusqu'à ce dernier en date, qui n'échappe pas davantage à la règle, avec en son centre l'itinéraire violent et scabreux d'un ancien de l'ultra-gauche qui, au sortir de dix-huit ans de détention en QHS, sème sur son passage le malheur de l'avilissement et de la déchéance. Mais si le noir de plus en plus paraît déteindre dans de nombreux romans "blancs", jusqu'à s'imposer comme l'une de leurs composantes essentielles, on peut à l'inverse avancer que c'est le blanc qui manifestement infuse de façon croissante dans les fictions de Jérôme Leroy.
    Ainsi ce "Jugan", [...]"

    et la toute fin de chronique:

    "Derrière cette richesse narrative se dessine la profondeur d'une vision politique. A méditer par ceux qui glosent à longueur de colonnes sur le silence des intellectuels."

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  5. noir teinté de blanc ici, blanc où infuse du noir à propos de "ah! ça ira" de Lachaud; le zèbre, imperméable à ces subtilités fera son miel de la variété des traitements narratifs

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    1. Pas encore lu "Ah! ça ira", mais j'apprécie beaucoup les romans de Denis Lachaud.

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  6. Et aujourd'hui, ou plutôt hier, un commentaire sous le billet en question:

    http://leblogdupolar.blogspot.fr/2015/11/jerome-leroy-jugan-quavons-nous-fait-de.html

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  7. J'ai lu ça... http://www.libellus-libellus.fr/2016/01/jerome-leroy-jugan-une-tragedie-classique.html#ob-comment-ob-comment-87060854

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ouverture du feu en position défavorable