lundi 11 janvier 2016

Pas mieux, Alain, pas mieux...

"J’appelle «communisme» la possibilité de proposer à la jeunesse planétaire autre chose que le mauvais choix entre une inclusion résignée dans le dispositif consommateur existant et des échappées nihilistes sauvages. Il ne s’agit pas de ma part d’un entêtement, ni même d’une tradition. J’affirme seulement que tant qu’il n’y aura pas un cadre stratégique quelconque, un dispositif politique permettant notamment à la jeunesse de penser qu’autre chose est possible que le monde tel qu’il est, nous aurons des symptômes pathologiques tels que le 13 Novembre."  
Alain Badiou, Libé, le 9 janvier 2016.

35 commentaires:

  1. Peut être. Entre la consommation-reine et le nihilisme il y a quand même des milliers de possibilités. Mais Badiou est bien mal placé pour en parler, lui qui s'est toujours trompé sur tout et a soutenu les expériences les plus criminelles du siècle passé. Ses "cadres politiques " puent la mort.
    Badiou n'a aucune solution pour les petites frappes du 13 novembre. Il est beaucoup trop tard.

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    1. Les milliers de possibilités? Oui? Lesquelles, pour l'instant. Même une ou deux ça me suffirait.
      "Badiou est mal placé pour..." Ah bon.
      Il n'a pas soutenu le nazisme, à ma connaissance mais vous faites partie de ces gens qui mettent un signe d'équivalence entre nazisme et stalinisme en attendant de mettre un signe "plus petit que" D'où votre anonymat, sans doute.
      "Il est beaucoup trop tard". Oui, mais pas pour ce que vous croyez.

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    2. Je n'ai pas parlé de nazisme. Pourquoi vous ruez-vous dessus pour mieux dévaloriser ma réponse et éviter de me répondre au fond ? On appelle cela le pont Godwin, non ?
      Badiou a soutenu le pire des communismes, le plus sanglant, cela suffit pour le disqualifier à mes yeux.
      Mon anonymat vous gêne ? Disons que je m'appelle Jean-Marc, cela change t-il quoi que ce soit ? Encore une esquive.

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  2. Le problème, c'est que tout cela fait appel à des solutions simples ... Même, E. Morin, le père de la pensée complexe, dans sa politique de civilisation, regrette que les socialistes aient abandonné cette politique.
    Or, tout socialiste (ou autre) y aura t-il au Sénat, à l'Elysée ou au palais Bourbon, si les humains demeurent mauvais, alors, la civilisation se perdra.
    Le renouveau ne se fera pas par en haut ...

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    1. L'être humain serait bon de nature ? Mais finalement le singe vert vous êtes gauchiste ?
      Y.

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    2. Non, mais pour le Singe Vert, tout comme pour moi, le salut de l'humanité est lié à un progrès de la conscience morale...

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  3. « le pire de tous »

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  4. Jérôme, c'est quand même vrai que Badiou s'est toujours trompé sur tout. Je crois même me souvenir (mais c'est à vérifier, je suis fatiguée et au taf) qu'il a même soutenu les khmers rouges... Bon, on aura peut-être l'occasion d'en discuter jeudi (peut-être hein).
    Biz

    Nyark nyark

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  5. "Mais il ne suffit pas de le regretter. Regretter et se repentir, on peut toujours le faire. C'est très facile. Nos chefs d'État eux-mêmes n'arrêtent pas de se repentir et de demander pardon. Au bout du compte, il vaut mieux penser que, comme le dit Spinoza, "le repentir n'est pas une vertu".
    Au-delà, donc, du fait que je regrette d'avoir écrit ce texte, je m'intéresse à la question de savoir pourquoi je l'ai écrit. Je l'ai écrit parce que j'avais été enthousiasmé par la victoire des Khmers rouges en 1975. Je n'ai pas été le seul. Relisez les premières pages du Monde à cette époque-là. J'ai ensuite voulu garder en moi cet enthousiasme, y compris contre le réseau des informations peu à peu disponibles. En politique, le découragement est monnaie courante, et l'enthousiasme est une denrée précieuse.
    Quand les Khmers rouges prennent le pouvoir, c'est une éclatante victoire militaire. Pourquoi sommes-nous si enthousiastes ? Parce que c'est la victoire d'un tout petit peuple, organisé en guérilla rurale sous la direction des Khmers rouges, contre l'énorme armée américaine et ses complices locaux. Et c'est donc la validation d'un énoncé de Mao qui soutenait à l'époque l'espérance de millions de gens dans le monde : "Un petit peuple, s'il est uni et qu'il compte sur ses propres forces, peut venir à bout d'une grande puissance." Encore aujourd'hui, cette idée que le plus faible par la puissance brute peut être politiquement le plus fort est d'une importance décisive.
    Il y avait donc cet enthousiasme, et quand les Vietnamiens ont envahi le Cambodge, cette invasion m'a paru détestable. Quatre ans après avoir chassé les Américains, voilà que le Cambodge devait subir une nouvelle invasion ! Il ne faut pas oublier que le Cambodge a été envahi par l'armée vietnamienne en 1979 pour des raisons qui n'avaient rien à voir avec le sentiment humanitaire, pour des raisons de pure puissance régionale. Il ne faut pas l'oublier, car mon article de 1979 est avant tout un article contre l'invasion vietnamienne.
    En leçon de tout cela, je pense que nous devons méditer, au terme du XXe siècle, sur les ravages faits dans les rangs de la pensée progressiste et communiste - reprenons ce vieux mot - par l'enthousiasme victorieux, prématuré et sans limites. Parce que les millions et millions de gens, ouvriers aussi bien qu'intellectuels, qui sont restés enthousiastes de la révolution bolchevique pendant des décennies, y compris sous Staline, tous ceux, innombrables, pour qui la vie prenait tout son sens à la lumière de la victoire de la Révolution de 1917, nous posent une question bien plus vaste que ma personnelle errance cambodgienne.
    Cette question résulte de ce que les peuples soulevés sont rarement victorieux. Très rarement. Tout le monde le sait. Du coup, une victoire, fût-elle douteuse, divisée, obscure, et parfois marquée de crimes effrayants, a une puissance de ralliement extraordinaire. Et ce que le dernier siècle nous a appris, c'est qu'il faut se méfier de la fascination pour les victoires. Je dirais même qu'une des grandes tâches de la politique contemporaine - la vraie politique, celle qui cherche l'émancipation de l'humanité tout entière -, c'est de redéfinir ce que c'est qu'une victoire. Une réelle victoire de la politique, de la politique au sens retrouvé de ce mot fondamental, et non pas, naturellement, au sens de la victoire d'untel contre untel née de l'addition des isoloirs." Alain BADIOU

    Je ne suis pas communiste, loin de là, mais ce texte honneur son auteur. Je pense pour ma part que la politique est LE domaine où il faut à tout prix se méfier de l'enthousiasme...

    MB

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    1. Cher ami,
      Vous voir en avocat de Badiou m'enchante. Non que votre honnêteté intellectuelle ne m'ait pas toujours paru évidente, mais quand même!
      Vous avez raison et vous avez tort dans votre dernière phrase. je vois bien à quelle folie peut mener un certain lyrisme en la matière mais je pense aussi qu'une politique sans souffle, une politique gestionnaire, qui évacue donc la question du bonheur comme celle du tragique peut se trouver soudain confrontée à un retour du refoulé pas forcément souhaitable non plus...

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  6. Permettez-moi d'abord, Mr Leroy, de détester autant Staline que Hitler, tout en reconnaissant une spécificité à chacun d'eux dans la crapulerie et l'horreur. Concernant Badiou, vous êtes de mauvaise foi ou ignorant. Il a soutenu Mao (ayant été à la tête d'un groupe maoïste jusqu'au début des années 80), et continue encore à reconnaître tout le bien fondé du maoïsme. En 79, il nie - ou tout du moins il sous-estime largement le génocide khmer rouge préférant dénoncer "l'invasion" vietnamienne (http://www.gildasbernier.fr/wp-content/uploads/2011/08/Alain-Badiou-et-le-Cambodge.pdf) (au même moment Chomsky niait carrément le génocide khmer en mettant tout sur le dos de l'impérialisme américain). Aujourd'hui, Badiou réduit les crimes antisémites et autres attentats djihadistes à une "frustration d’un désir d’Occident" et refuse - entre autres - de penser le fondamentalisme religieux. Quelle niaiserie. Les causes du terrorisme sont multifactorielles, Mr leroy (raisons sociales, politiques, géopolitiques, confessionnelles...). Et non, l'Occident n'est pas responsable de tout (faut arrêter avec l'ethnocentrisme). Ce serait vraiment prendre le reste du monde pour des cons. Le monde n'est pas binaire, Mr Leroy. Allez, courez, camarade, le monde est devant vous.

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    1. Je vous renvoie au commentaire d'un de mes très aimables abonnés qui loin d'être communiste!

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    2. "une question bien plus vaste que ma personnelle errance cambodgienne". ça fait doucement rire de la part du falsificateur Badiou - qui n'a jamais renié son attachement à la révolution culturelle chinoise - dont la bêtise et la malhonnêteté laisseraient indifférents si elles s'étaient arrêtées au drame cambodgien, (comme Foucault au même moment avec ses louanges à la révolution iranienne) - à croire d'ailleurs que cette année 1979 fut une césure historique bien plus profonde que 1989. Bref. Badiou écrivait: "S’agissant de figures comme Robespierre, Saint-Just, Babeuf, Blanqui, Bakounine, Marx, Engels,
      Lénine, Trotski, Rosa Luxemburg, Staline, Mao Tsé-toung, Chou En-lai, Tito, Enver Hoxha, Guevara et quelques autres, il est capital de ne rien céder au contexte de criminalisation et d’anecdotes ébouriffantes dans lesquelles depuis toujours la réaction tente de les enclore et de les annuler.” De tels arrangements avec l'histoire autorisent toutes les contradictions, dénégations, excentricités analytiques. Simon Leys disait à propos de Badiou, reprenant un proverbe chinois : «Ne prenez jamais la bêtise trop au sérieux» (commentaire, automne 2009)

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    3. Chomsky ne nie pas le génocide khmer.
      Il met en parallèle le traitement du génocide khmer et de celui qui a eu lieu, à la même époque, au Timor Oriental et qui a suscité beaucoup moins de réprobation (d'après Chomsky, cela s'explique par le fait que le génocide timorien est le fait d'un état, l'Indonésie, allié des USA).

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    4. Vous avez raison, dans une certaine mesure. Cette "certaine mesure", c'est toute l'ambiguïté de Chomsky qui, à travers sa dénonciation légitime des exactions de l'impérialisme américain en vient à s'enfermer dans une critique unilatérale de l'horreur. Car s'il a eu raison de dénoncer les massacres au Timor, en montrant la complicité américaine et la sous-médiatisation du massacre, cela ne doit pas justifier la sous-estimation qu'il a fait des massacres des Khmers rouges (qui ont fait 10 fois plus de morts qu'au Timor) en parlant notamment d' « auto-génocide ». Cette expression, plus que limite, sert à minimiser l'importance idéologique de ce génocide, et donc sa gravité. Je pense que pour Chomsky, les Etats-Unis incarnent le mal absolu. Du coup, les crimes commis par d'autres sont secondaires. (quelque part, c'est un peu le même type de raisonnement chez Badiou, à la différence près qu'il faut remplacer chez ce dernier le vocable "impérialisme américain" par celui de "capitalisme").

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  7. En bon libéral réaliste et sceptique, je laisse à l'individu et à sa conscience l'entière responsabilité de son bonheur : quand le politique ou l'Etat promet le bonheur à l'humanité, la servitude guette. D'où mon aversion pour les marchands de bonheur. On en reparle quand vous voulez en buvant une Goudale ou une Ch'ti !
    Amitiés,
    MB

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    1. Alors que quand c'est la loi de l'offre et de la demande ou la société marchande qui promet le bonheur à l'humanité on a pu constater à quel point c'est merveilleux!!

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  8. Un motif de satisfaction, sans doute très significatif des temps qui sont les nôtres : les éternels donneurs de leçons du devoir de mémoire reconnaissent qu'ils ont soutenu le régime génocidaire de Pol Pot, ce dont je suis, hélas assez vieux pour me souvenir, mais qu'on était censé oublier, puisqu'ils étaient du "bon côté". Il semble, mais cela n'étonne que les naïfs de la politcorrectitude, qu'ils aient encore du mal à reconnaître que le régime maoïste a à son actif, des millions de victimes, à diverses périodes et soit l'organisateur d'un système de camps de concentration. Il est bien sûr stupide de mettre sur le même plan le nazisme et le stalinisme, dont le modus operandi, s'il présentait certaines similitudes, était assez différent, mais il est certain toutefois, comme le sait quiconque a traîné en Russie et parlé avec sa population, que le mot "stalinien" n'est en aucun cas plus honorable que celui de "nazi". Ce Badiou, dont les théories sont fluctuantes, a soutenu un des pires régimes staliniens, comme tant de "grandes consciences" lavées de tout soupçon par pur pavlovisme "de gauche". Deux poids, deux mesures.

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    1. Ce qui est intéressant dans la citation de Badiou, ce n'est pas Badiou lui-même c'est le fait que Badiou se pose la question d'autre chose dans le contexte que l'on sait ...
      Que le bonhomme se perde dans l'arrière-garde en se croyant à l'avant-garde, certes. Alors, disons que la citation est aussi intéressante que le symptôme du matérialiste en désir d'autre chose que de la matière et du rien.
      Chez Onfray, on prend moins de gant, ça balance un peu plus. Tout le monde se mettra à défendre Hanouna contre Goldstein.

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    2. On a changé d'époque. Le politique n'a plus de prise avec le réel autre qu'économique.
      Nous sommes à une époque où c'est, hélas, avec son chariot qu'on vote.

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    3. Mais qu'ont fait d'autre la gauche et les syndicats depuis que je suis en âge de voter si ce n'est la promotion du chariot ? Augmenter le SMIC, baisser le temps de travail et recruter des fonctionnaires, elle n'a aucun autre programme. Et on s'étonne.

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  9. Que Badiou soit communiste je m'en fous, mais il a raison. Point.
    Y.

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  10. Le pavlovisme a apparemment de beaux jours devant lui. Personne ne se pose la question de l'origine d'une telle "pensée". Il a raison, point. Est-ce un raisonnement ?… Semble-t-il, chez les gogols. La pire vermine stalinienne a droit de cité, sans qu'on retourne aux sources. Or c'est grâce aux sources qu'on peut éclairer le but et les motivations d'une telle "pensée". En bref, "Y", vous êtes transparent, tout comme ce Badiou.

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    1. On vit depuis longtemps dans un perpétuel présent politique. Parler de Badiou comme une "vermine stalinienne" alors qu'il n'existe plus aucun régime stalinien, excepté la Corée du Nord, est-il pertinent ?
      Relisez ce qu'il écrit, il parle d'inclusion ou d'échappées sauvages, moi je préfère les échappées...
      Et oui, il a raison, il n'y a pas d'alternatives...

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  11. Il manque un procès au communisme. Un Nuremberg pour clore définitivement cet épisode frère de sang du nazisme, n'en déplaise à Leroy. Sinon nous aurons toujours à nous trimbaler les nostalgiques du bolchevisme, aussi ridicules que les petits cons de néo-nazi. Un Badiou qui hésite à vieillir, et se roule dans de vieux draps par paresse ou incapacité à imaginer autre chose. Ou un coco-germano-pratin comme tonton Leroy, qui nous diffuse au fil de son blog, une version parisienne et rêveuse de la guérilla communiste, où le sang est un concept romantique et les exécutions de masse une métaphore.

    François Harcourt

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    1. Ce n'est pas une nostalgie, camarade relativiste, c'est la seule manière désormais de penser le monde. On te parle de l'hypothèse communiste, pas du bolchévisme, ou du léninisme, ou de ce que tu veux. Lis un peu attentivement, niaiseux.
      Quant à ta comparaison, rappelle toi une chose assez simple, je pense, pour ta comprenette d'anticommuniste rabique: Auschwitz, il y a ceux qui l'ont construit et ceux qui l'ont libéré.
      Pour le germno-pratin, si tu veux aller faire une dif ou un boitage dans les HLM de Lille Sud, je te montrerai à l'occasion.
      Pour le reste, va mourir.

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    2. Votre anti-anticommunisme rabique est poussif Mr Leroy. Vous n'argumentez pas, vous aboyez. "Auschwitz, il y a ceux qui l'ont construit et ceux qui l'ont libéré." Si cet argument imparable à lui seul est sensé effacer les crimes bolchéviques, maoïstes, etc. nous n'avons plus qu'à nous laisser tous et toutes mourir de rire. La dialectique, Mr Leroy, vous oubliez la dialectique. A l'occasion, nous pourrons toujours, si le hasard fait bien les choses, en discuter dans un troquet de la rue du faubourg des postes. Mais je doute que même après une bonne dizaine de stella, je parvienne à saisir la nuance, dans votre bouche - comme dans celle de Badiou - entre "hypothèse communiste" et "bolchévisme". Peut-être aussi n'ai-je pas votre intelligence. Dans ce cas, je compte sur votre indulgence.

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    3. Eh bien il vous suffira de lire Badiou pour la saisir, la nuance. Ou même simplement de bien lire la citation proposée.
      Pour le reste je n'aboie pas plus que vous. Et je ne bois pas non plus sauf avec des amis.

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    4. @Harcourt l'anonyme:
      Quand on lit quelqu'un assimiler les cocos à des bourgeois éthérés vivant dans des apparts de 600 m² au sein de saint Germain des Prés, alors on sait qu'on a affaire à un droitard de la pire espèce...

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  12. Pourtant, très cher, c'est souvent vrai, la gauche bourgeoise qui dénonce les privilèges dont elle profite le mieux est un cliché connu, et même célèbre. Quiconque a vraiment chassé son bifteck dans la rue, et s'est tapé "le peuple", qui ne cherche qu'à reconstituer la hiérarchie la plus crasse, a de toutes autres idées sur la fraternité communiste. Le "droitard de la pire espèce" que vous dénoncez avec cette autosatisfaction qui n'appartient qu'aux bourgeois de gauche, est sûrement plus lucide que vous ne l'êtes.
    Quant à Badiou, quels que soient ses élans lyriques, c'est une vermine stalinienne, version post-moderne, la Chine est aussi la même chose, comme on le sait. Il a raison, point, comme disait la Pravda sous Joseph, un grand poète, et l'inspirateur de Mao, dont Badiou se réclame, sans le moindre scrupule.

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    1. Je prends finalement un peu de temps pour te répondre.
      Ton couplet sur "la gauche bourgeoise qui dénonce les privilèges dont elle profite le mieux" et sur le peuple qui serait, par nature, allergique au communisme sent la connerie petite-bourgeoise à deux balles. Pis encore la lâcheté de celui qui n'assume pas son positionnement de droite et qui a besoin de projeter sa putasserie sur les autres...
      Sache donc, triste couillon, que ma grand-mère qui a dû, toute sa vie (parce qu'elle est morte avant l'âge de la retraite) chasser son bifteck et celui des enfants qu'elle élevait, était communiste et déléguée CGT de l'entreprise où elle travaillait. Et plutôt que de chercher à reconstituer la hiérarchie "la plus crasse" essayait plutôt d'abattre celle qui existait dans le monde du travail et ce au nom d'une certaine idée de la fraternité communiste...
      Les gens qu peuple, j'en ai côtoyé bien plus que toi et j'ai pu constater qu'ils avaient, globalement, bien plus de "common decency" que ce que tu en dis (préjugé de pignouf petit-bourgeois) et en tout cas infiniment plus que toi...
      J'ai beau être un antistalinien de toujours, lire ce genre de conneries ça me donne envie de construire des goulags.

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  13. Je crois vraiment que Badiou n'a aucun intérêt. Sa phrase en a plus. Et c'est justement parce que Badiou est tout ce que vous décrivez que sa phrase a de l'intérêt ... Badiou découvre qu'il y a autre chose entre l'économie et les armes. Pour un maoïste, c'est drôle. Pour moi chrétien, c'est émouvant, parce qu'il y a justement tout entre ces deux riens.

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  14. Il y a eu des chrétiens maoïstes dans les années 70. Je pense au père Cardonnel par exemple...

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  15. Cela semble logique, il s'agit de la même religiosité confondante. Comme Quadruppani l'avait fait remarquer à une vermine maoïste connue du polar dont l'épouse était catho intégriste. Plus con t'es au Musée de l'Homme, salle spécimens rares.

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  16. Ouais, ouais... Et la main invisible des marchés ce n'est pas de la pensée magique peut-être?

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ouverture du feu en position défavorable