vendredi 1 janvier 2016

Exergues possibles pour des mémoires désobligeants, 50

palazzo guinigi, 31 décembre, 16h
Quand je remettrai mon ardoise au néant
un de ces prochains jours
il ne me ricanera pas à la gueule
mes chiffres ne sont pas faux
ils font un zéro pur.
Viens mon fils dira-t-il de ses dents froides
dans le sein dont tu es digne.
Je m’étendrai dans sa douceur.

André Frénaud, "Epitaphe"