vendredi 31 juillet 2015

Kostos, 31 juillet, 15 heures

Tu comprends
il y avait mon figuier et mon citronnier
la ligne de crête de la colline
le rosé de chez Moraïtis qui pourrait jouer dans la même division 
que l'Apostrophe de Jean-Christophe Comor
la chaise longue
les cigales aussi ivres que moi
un roman de Jean Freustié Isabelle ou l'arrière saison
un genre de Lolita à la française
l'ombre qui joue avec le soleil sur la table
le bleu entre les feuilles
Alors j'ai oublié ce sentiment 
qui était le mien depuis l'enfance: 
celui d'avoir perdu une guerre.


©jérôme leroy, 7/15
 

dimanche 26 juillet 2015

Propos comme ça, 26

"J'aimerais mille fois mieux être pauvre Grec que millionnaire américain. Je me rappelle le vieux gardien de l'antique citadelle de Nauplie. Il avait fait vingt ans de prison pour meurtre. C'était l'un des êtres les plus aristocratiques que j'ai jamais rencontrés... J'aimerais mieux être cet assassin à la conscience claire que le président du consortium industriel le plus prospère d'Amérique. Aucun magnat de l'industrie n'a jamais eu sur son visage expression plus bénigne et radieuse que ce pauvre bougre de Grec. Il n'avait tué qu'un seul homme, et ce dans une juste colère; l'homme d'affaires américain qui a réussi, lui, assassine hommes, femmes, enfants innocents par milliers, dans son sommeil, chaque jour de sa vie. En Amérique, la conscience claire n'existe pour personne; nous faisons tous partie d'un même engrenage, d'une vaste mécanique à assassiner." 

(Henry Miller,  Le colosse de Maroussi, 1941)

Je suis chez Hellène et je regarde surtout les filles.


Il n'y a pas à proprement parler d'"échec" de Syriza. Il y a un échec quand on est libre de mener une politique et que cette politique échoue. Il est aussi absurde de parler d'échec de Syriza qu'il serait absurde de parler d'échec d'Allende au Chili en 73 ou de Dubcek à Prague en 68.

Peu d'Allemands par ici. Ce n'est pas seulement dû à leur popularité moyenne ces temps-ci dans les tavernes grecques. C'est aussi qu'on ne peut pas voter ordolibéral, travailler jusqu'à 67 piges et espérer le pouvoir d'achat qui va avec. D'où la quasi disparition du touriste teuton et donc des chaussettes dans les sandalettes depuis plusieurs années déjà. Comme quoi, il y a même des effets collatéraux heureux à la politique de Schauble.

Le gros problème avec les anticommunistes vintage façon Sénik sur Causeur, c'est qu'il compte comme victimes du communisme toute personne morte, et quelle que soit la cause du décès, sous un régime communiste. Y compris, donc, le tchékiste qui a glissé sur une plaque de verglas en se rendant au boulot. A ce compte là, même Staline et son AVC est une victime du communisme.

Panta rhei, (tout passe, tout s'écoule) Héraclite
"J'aime regarder les filles qui marchent sur la plage" Patrick Coutin
On aura beau dire, la philosophie présocratique, c'est tout de même quelque chose.`

Le Bleu n'est pas privatisable.

La fille du berger grec est tellement pauvre qu'elle a eu pour cadeau d'anniversaire une poupée brebis.

N'ayant jamais connu le haut de l'affiche durant sa vie, il mourut dans un second râle.

A un moment ou à un autre, il faut sortir de l'image: c'est mieux.




jeudi 16 juillet 2015

Athènes, impressions soleil couchant






15 juillet, Athènes.
Maintenant, il est minuit. Le rassemblement devant le parlement a tourné à l'émeute. Les députés débattent toujours à la Vouli dans une atmosphère qui doit ressembler à celle de Munich, par exemple, quand toutes les solutions étaient mauvaises. On a vu tout ça, avant que ça commence à vraiment chauffer: on était venu du Pirée malgré le métro bouclé et le cordon de flics qui verrouillaient le secteur Plaka Syntagma.
Au contact avec les forces antiémeutes, juste devant le parlement où les Evzones paradaient toujours de manière surréaliste, les anarchistes, les black blocs, jeunes, souvent masqués, décidés à en découdre. Plus bas, l'immense défilé du PAME, l'organisation politico-syndicale du KKE, le parti communiste "maintenu".
On a parlé français avec les plus vieux, anglais avec les plus jeunes sous le regard des forces antiémeutes qui avaient établi un cordon de sécurité devant l'hôtel Grande Bretagne (en français dans le texte), le grand palace d'Athènes, à cinquante mètres du Parlement.
Un immense sentiment de fierté blessée, d'espérances perdues mais aussi le refus de se rendre. A un moment, les vieux du KKE ont entonné l'Internationale et puis Bella Ciao. On a eu les larmes aux yeux et pas seulement à cause des lacrymos.

mardi 14 juillet 2015

Merci la parité!


Nous invitons nos aimables abonnés à constater un des effets heureux du progrès. Si on examine attentivement ces deux clichés, le premier datant de juillet 2015 et le second de septembre 1973, on remarquera que même en matière de junte, la parité a fait son chemin.
Il faut arrêter de tout voir en noir, c'est fatigant à la fin.

Géométrie variable (Propos comme ça, 25)

La haine des riches est infiniment pire que celle des pauvres. C'est pour cela que l'Allemagne me fait bien plus peur que l'Islam.

Je ne les ai pas tellement entendus, les défenseurs de l'identité Phranssouaise et des nations, les Renaud Camus, les Finkie, les Zemmour, les Ménard alors qu'un pays européen en dépeçait un autre, en le saignant à blanc. 

C'est drôle (non, en fait ce n'est pas drôle) mais je me sens infiniment plus menacé dans mon"identité", je sens infiniment plus ma civilisation "remplacée" par Wolfgang Schauble que par les migrants qui viennent mourir sur nos plages.

Pas de chance, comme pour confirmer tout ça, alors que je lisais dans Le Monde la manière dont on transformait en temps de paix un pays indépendant en  protectorat, tout en le laissant sombrer dans la crise humanitaire, -et cela accompli par l'Allemagne dont les nouveaux panzers s'appellent les "institutions financières"-, il y avait dans le TGV cette jolie fille arabe, avec un foulard, qui lisait Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier de Modiano.  

Les choses se compliquent, non?



dimanche 12 juillet 2015

Disneyland préfasciste: toi qui pâlis au nom d'Athènes

Que la Grèce se soumette ou non n'est plus tellement la question. La question est de savoir combien de simples citoyens européens se seront aperçus depuis quelques jours, malgré le flot de propagande et de falsification du réel, que nous ne vivons pas, ou plus, dans une démocratie. 
Qu'une structure supranationale non élue décide désormais de notre avenir dans ses moindres aspects, même les plus anodins. 
Que cette politique peut, à l'occasion, être menée avec une brutalité incroyable même si la plupart du temps, elle est cachée. 
Que cette politique est menée dans l'intérêt exclusif de quelques grands groupes capitalistes de plus en plus concentrés.
Et que ce que je viens d'écrire n'est pas, hélas, le fruit de la paranoïa ou le canevas d'un roman dystopique. 
Non, c'est notre réalité, ici et maintenant. 
Good night, and good luck....

Tsipras va gagner, Tsipras a gagné.

On explique ça sur Causeur, en mettant au passage un plomb à la "secte" , comme on disait sous Louis XV des physiocrates qui étaient des genres de Quatremer ou Leparmentier en moins arrogants quand même?

samedi 11 juillet 2015

Tsipras, l'homme qui lisait Xénophon


Attendez, camarades, pas de procès en trahison!
Si Tsipras réussit à mettre sur la table et à obtenir une restructuration de la Dette,  comme il en est fortement question, c'est sans précédent en Europe. Cela va rendre légitime et (enfin) audible les comités citoyens d'audit de la dette (CAC) dont on n'entend JAMAIS parler puisque ces bureaux de propagande néolibérale qu'on appelle les médias capitalistes ont décidé qu'ils n'existaient pas. Or, cet audit est aussi au programme de Podemos qui a de fortes chances de remporter les élections en novembre.
 Et puis, nous, communistes français, on pourra donner des leçons le jour où certains de nos responsables cesseront les câlins avec le PASOK (euh pardon le PS) pour sauver des rentes de situations et s'inscriront dans une dynamique unitaire à gauche de la gauche plutôt que de laisser la place au FN. Parce que la petite saloperie dite par Macron,  sur le FN, "Syriza à la française", elle nous fait d'autant plus mal que, de fait, le FN occupe en partie l'espace politique que nous devrions avoir.
Pour le reste Tsipras, comme Xénophon, sait qu'une retraite apparente et bien organisée n'est qu'un moyen d'obtenir de futures victoires. Et je gage qu'il lit, en ce moment, dans son appartement sur une colline du quartier populaire de Kypseli, quelques pages de l'Anabase:

"Je vous disais que nous avons beaucoup de puissants motifs d'espérer que nous nous sauverons avec gloire. D'abord nous observons les serments dont nous avons appelé les cieux à témoins ; et nos ennemis se sont parjurés : traité, serments, ils ont tout violé. Il est donc probable que les dieux combattront avec nous contre nos adversaires ; les dieux qui, aussitôt qu'il leur plaît, peuvent rendre en un moment les grands bien petits, et sauvent avec facilité les faibles des périls les plus imminents. Je vais même vous rappeler les dangers qu'ont courus vos ancêtres, pour vous convaincre qu'il est de votre intérêt de vous conduire avec courage, et, qu'aidés par les Immortels, de braves gens se tirent d'affaire à quelques extrémités qu'ils soient réduits. Quand les Perses et leurs alliés vinrent avec une année nombreuse pour détruire Athènes, les Athéniens osèrent leur résister et les vainquirent." Xénophon, Anabase

vendredi 10 juillet 2015

Blondin, encore une fois.


Parfois, quand on aime quelqu'un, cela va tellement de soi que l'on oublie les raisons de cet amour. Ce Blondin-là m'avait échappé et je l'ai récupéré lors de ma signature du SP de Jugan à la Table Ronde. J'ai bien l'intention de le lire pendant les vacances mais évidemment, j'ai ouvert le livre au hasard, comme ça, pour voir, pour flairer, pour me mettre en appétit. Je suis tombé sur la préface de La bonne chanson de Verlaine que Blondin a donnée, à la demande de Nimier,  pour l'édition du Livre de Poche . C'est dans cette préface que l'on trouve le célèbre et délicieux "L'homme descend du songe". 
Mais c'est, aujourd'hui, la conclusion qui m'a rappelé pourquoi Blondin resterait pour moi, et pour toujours, cette voix fraternelle:  "Entre beaucoup d'autres qui instruisent notre coeur, l'un des exemples de Verlaine doit nous inciter à respecter certaines épaves, à les aider à traverser la rue. Ces emmurés, dans leur colère ou leur jubilation béate, sont peut-être pleins de chansons qui n'ont pas fui."

jeudi 9 juillet 2015

Une femme d'aujourd'hui


Une femme d’aujourd’hui de Jacques Brenner


Il y a quelque chose de profondément mélancolique dans le destin de Jacques Brenner (1922-2001). D’abord parce  notre homme, de son vivant, avait accepté presque naturellement la place dévolue aux seconds rôles et ensuite parce qu’il est désormais impossible ou presque de trouver ses romans si ce n’est chez les bouquinistes qui sont  les derniers endroits fréquentables des néo-villes avec les ultimes bistrots de quartier. Il est encore plus difficile, également, de trouver Mon histoire de la littérature contemporaine, parue en 1987 chez Grasset, où Brenner a commis une erreur impardonnable pour un écrivain : s’intéresser à ses pairs et écrire des choses pertinentes sur eux. C’est qu’à force de parler des autres, les autres oublient de parler de vous. 
Les éditions Fayard ont bien édité en cinq volumes publiés après sa mort son monumental Journal mais il ne semble guère avoir intéressé que quelques amateurs un peu fétichistes dont votre serviteur. On y apprenait pourtant des choses bien intéressantes sur les dessous de la Républiques des Lettres, il y avait même quelque chose d’un Saint-Simon de Saint Germain des Prés chez cet homme qui vivait seul avec son chien et sa pipe tout en occupant un poste d’apparatchik aux éditions Grasset d’où il s’apercevait à quel point la vie littéraire se résumait le plus souvent à des intrigues peu ragoûtantes autour des grands prix littéraires. Il n’était pourtant pas dépourvu d’un certain pouvoir puisqu’il fut membre du jury Renaudot, de celui des Deux-Magots et du prix Jacques Chardonne. En 1995, il fut même couronné par le Grand Prix de l’Académie Française. Il n’empêche dans son Journal, il apparaît comme un homme bien triste. Son homosexualité n’était pas refoulée mais pas flamboyante non plus. Encore une fois, il y avait chez lui quelque chose de trop discret pour espérer, à défaut de la gloire, une certaine notoriété.
Ses romans ne manquent pourtant pas de charme, un charme daté sans doute, mais qui restitue avec élégance et précision, dans un français du monde d’avant, ce qui a pu faire la psychologie d’une époque, et aussi, surtout, une foultitude de « petits faits vrais » aurait dit Stendhal, qui donnent à ses récits une valeur documentaire presque involontaire comme dans ces films des années 50, 60 ou 70 où l’on se prend à rêvasser, en oubliant un peu l’intrigue, sur la coiffure des femmes, la marque des voitures, les enseignes des magasins, bref tout ce qui nous apparaît comme les débris surnageant d’une Atlantide à jamais engloutie.
C’est le cas avec Une femme d’aujourd’hui, paru en 1966 chez Albin Michel. Brenner s’y livre à un exercice très français qui nous vient en ligne directe du Grand Siècle : le portrait. Dans ce roman, un narrateur qui est sans doute Brenner lui-même, joue comme par hasard un rôle très passif, celui du témoin ou du confident. « La femme d’aujourd’hui » dont il est question, si elle vit encore, est devenue notre grand-mère ou notre arrière grand-mère, c’est à dire une femme du passé. Mais rien n’est plus intéressant, pour nous, de savoir à quoi ressemblait aujourd’hui quand aujourd’hui est devenu  hier.
Le roman commence à Rouen en 1945. Le narrateur, encore mobilisé et « secrétaire au bureau de justice militaire » a beaucoup de temps, apparemment. Il rencontre Agnès Duran chez des amis. Agnès est professeur d’Histoire au Lycée Jeanne d’Arc. Elle est issue d’une grande famille nantaise de la chaussure. A presque rien, elle se serait retrouvée collègue de Simone de Beauvoir dont elle lit, sans passion excessive, L’invitée. Dans la bande de jeunes gens composée pour l’essentiel d’étudiants en droit et de professeurs débutants, on parle parfois de la guerre qui vient de se terminer, on évoque la Résistance mais pour l’ensemble on affecte une attitude plutôt dégagée. Agnès semble au narrateur plutôt « jolie ». Une jeune femme jolie, en 1945, a « de grands yeux, un petit nez, des lèvres peut-être un peu trop peintes. » C’est un premier indice, au moins pour le narrateur qui est un grand timide. Lui n’est pas vraiment d’aujourd’hui, d’ailleurs, comme en témoigne ce dialogue avec un proche d’Agnès :« -Tu lui connais beaucoup d’amants ? demandai-je à Yves Leclère -Tu emploies des mots  si démodés qu’ils en sont comiques. » Agnès Duran, le narrateur va s’en faire une amie. Une amie c’est une fille avec qui on ne couche pas mais avec qui on s’aperçoit ensemble que « nous paraissons toujours plus gais  que nous ne le sommes. » C’est finalement plus important. C’est sans doute une des clés du roman, ou en tout cas la morale qu’en tire Brenner. La liberté, c’est une nuance de la mélancolie. Elle n’exige pas de grandes plaintes ou de grands discours, simplement la politesse du sourire et quelques décisions graves qu’on prend légèrement comme refuser le mariage.
Agnès est une féministe qui aime les hommes, elle a des aventures, elle a un peu rompu avec sa famille, elle est perdue de vue puis retrouvée huit ans plus tard à Venise, par hasard, à la terrasse du Florian où elle est en train de quitter un jeune homme furieux qui se révèle être un de ses élèves. Du coup, l’occasion faisant la larronne, elle part avec les amis du narrateur qui vont traverser la Yougoslavie pour aller en Grèce, dans l’improvisation la plus totale. On s’aperçoit qu’il était finalement plus simple, en 1953, d’attendre un peu un visa dans un consulat entre deux concerts en plein air que de commander des billets sur Internet au temps de la monnaie unique. C’est la partie la plus plaisante du livre. Trois garçons et une fille à bord d’ une Traction dans une Europe sans autoroute où l’on passe de chambres chez l’habitant sans électricité ni eau courante à des palaces décatis avec des portraits de Tito contemplant la poussière d’une Mitteleuropa défunte. Nos voyageurs sans Routard ne pourront pas passer en Grèce, mais qu’importe, à vingt cinq ans, l’été est le même partout.
Encore quelques années plus tard, le narrateur retrouvera Agnès. Il lui laissera la parole. Notons, au passage, que Brenner sait très bien faire parler les femmes. Elle éclairera quelques mystères : oui, par exemple, elle avait bien eu une aventure avec ce petit pêcheur de Split. Mais ils étaient si jeunes,  alors. A la fin, Agnès se mariera, là aussi avec un garçon plus jeune. Elle vivra dans une grande maison d’Aix en Provence, elle semblera heureuse, ou au moins sereine. Nous comprenons alors qu’ Une femme d’aujourd’hui ne présente pas une vision de la liberté aussi démodée qu’on aurait pu le croire puisque Brenner la définit, avec son héroïne, comme une acceptation païenne du temps qui passe, acceptation légèrement épicée par une nostalgie qu’on ne confond jamais avec le regret ou le remords.

Jérôme Leroy


Une femme d’aujourd’hui de Jacques Brenner (Albin Michel, 1966, 1 euro chez Boulinier, Paris)

Point Presse: Jugan et Sauf dans les Chansons

Pour Jugan, à paraitre le 3 septembre, on pourra écouter ce jeudi à 14H, les "Bonnes feuilles de Sandrine Treiner sur France Culture.


Et un vif merci à Jérôme Garcin qui consacre son billet d'humeur à Sauf dans les chansons. 


mercredi 8 juillet 2015

Exergues possibles pour des mémoires désobligeants, 40

"Alors, écoute. J'ai jamais vu personne foutre en l'air sa vie dans les grandes largeurs sans se prendre pour quelqu'un de spécial. Et les trous à rats dans lesquels les types de ce genre se sont enterrés avaient exactement la forme de leurs rêves."

Benjamin Whitner, Pike (Gallmeister)

dimanche 5 juillet 2015

Parfois, l'Histoire est belle.






Et je vous aime, tous.

La Grèce ou le Kidzania?



Finalement, le seul choix qui vaille, c'est celui de vivre avec des hommes libres en Grèce ou des esclaves au Kidzania. Par mézigue sur Causeur.

samedi 4 juillet 2015

Demain


Service de Presse de Jugan

Jugan sera dans les bacs le 3 septembre. En attendant vous pouvez (re)lire l'Ensorcelée de Barbey d'Aurevilly puisque Jugan en est une adaptation ou un remix ou un remake à l'époque contemporaine. L'exercice fut d'autant plus aisé que le roman de Barbey s'élève à la hauteur du mythe et que les mythes sont, par définition, hors du temps.
Le service de presse fut signé dans l'ambiance caniculaire d'un bureau rue de Condé, mais il y avait plein de jeunes filles en robes légères (stagiaires normaliennes spécialistes de Larbaud) qui vous apportaient de l'eau fraiche, comme dans l'Odyssée. 
Alors finalement, tout cela était assez agréable.

mercredi 1 juillet 2015

Tu finiras dans les livres d'histoire!




Henry Fonda est pressenti pour jouer le rôle d'Alexis Tsipras dans sa lutte contre la horde sauvage.
"Titanesque, tu trouves pas? Tu verras, tu finiras dans les livres d'histoire."

italian western anthology-10/11 les livres d... par Roma-eterna

Combattre la canicule


1975. This land is my land and my land is your land. Nord-Pô-de-Calais for éveure: "Le comité national de défense contre l'alcoolisme dit même qu'on peut en boire jusqu'à 1,5 l par jour sans danger pour la santé ! Cela fait quand même six bonnes chopes et de quoi se désaltérer dans la journée. Pourquoi s'en priver ?"
Voir ici