lundi 5 octobre 2015

Le Portugal, quand même.

Portugal. 
Victoire palote de la droite aux législatives, à quelques points devant le PS et belle poussée de la gauche de la gauche avec près de 16% si on additionne le Bloc de gauche d'un côté et l'alliance PC-Verts de l'autre. (On attend quoi, ici comme chez nous pour comprendre que la seule chance d'être une alternative, c'est l'union de tout ce qui existe à gauche du PS?).
Bref, le Portugal reste tout de même un pays possible, et un peu plus que ça, pour "désapparaître", comme ils disent là-bas. 
Je suis certain, en plus d'y croiser par  un de ces matins de brume atlantique Daimler ou Pereira ou encore Paul  du côté de Matosihnos à Porto ou du cimetière des Plaisirs à Lisbonne.
Vous pourrez écrire à l'adresse ci-dessus, de toute façon on ne fera pas suivre.

edit 18H41

Rions un peu. 
"Ils ont des yeux pour voir et ils ne voient pas." 
On trouve ce graphique pour illustrer des commentaires journalistiques expliquant que la droite dans le pays a été reconduite parce que les Portugais aiment l'austérité et aussi, sans doute, pour un quart d'entre eux vivre au-dessous du seuil de pauvreté en oubliant de préciser qu'on est est à 43% d'abstentions et des bannettes. Tout ça pour faire passer l'idée subliminale que les Portugais eux, contrairement aux Grecs, sont sérieux. Ils sont surtout  tétanisés, notamment par le souvenir du premier ministre socialiste Socrates, austéritaire discipliné mais corrompu qui vient juste d'être mis en liberté provisoire avant son procès après plusieurs mois de prison à Evora, prison qu'il avait d'ailleurs inaugurée quand il était au pouvoir.
Et puis moi, ce graphique, vous le prenez par le bout que vous voulez, je vois surtout un mec qui a perdu sa majorité et une autre, alternative, de gauche. On remarquera au passage que les Portugais s'offrent le luxe de deux blocs de gauche de gauche, quasi égaux ce qui prouvent qu'ils sont aussi cons que nous, dans le genre.