lundi 12 octobre 2015

Disneyland préfasciste, one more time

La police rafle des travailleurs, dont certains sont des élus syndicaux, au petit matin. Et vous avez peur de l'extrême-droite? Le problème, c'est qu'elle est déjà là.

On en revient toujours au même constat: j'ai l'impression au bout du compte que l'évolution violente du capitalisme atteint plus mon "identité" que les migrants ou même, horresco referens, une maman avec un foulard qui accompagne une sortie scolaire. Qu'arrêter des syndicalistes à leur domicile me rend moins français que croiser des filles en boubou.
Merveilleux effets conjugués des libéraux socialistes au pouvoir et des néo-réacs à la télé (c'est la même chose): deux pensées en pilotage automatique, opposées mais appartenant à la même totalité structurante et autarcique.  Je me rappelle alors ce que c'est d'être de gauche. Pour aller vite, je suis communiste et je t'emmerde. 

On remarquera qu'on n'a pas d'images en ce qui concerne ces arrestations, contrairement à celles des larbins déchemisés escaladant les grilles entourés par la police et les vigiles.  Ces images qui ont faire rire une immense majorité de français qui pensaient "Bien fait pour leur gueule" parce que tout de même, il est toujours amusant quand on est un salarié ou un chômeur de voir la peur changer de camp de manière aussi comique. Sauf que ces images ont été métabolisées par les médias de façon à justifier une arrestation de ce type comme on n'en a pas vu, même au plus fort des grèves ouvrières, quasi insurrectionnelles, de 68.

C'est évidemment sous un ministre de l'intérieur socialiste que l'on aura vu des policiers arrêter des travailleurs chez eux, devant leur famille. Vieille tradition depuis Noske massacrant les Spartakistes à Jules Moch faisant dégager les carreaux de mines à coups de flingues par sa toute nouvelle création, les CRS.