mardi 15 septembre 2015

Propos comme ça, 29: le café de mes soucis.


Boire un verre de trop? C'est le café de mes soucis.

Je m'aperçois qu'en 25 ans, je crois bien n'avoir jamais regardé un seul journal de Claire Chazal et que les rares fois où je l'ai (entre)vue, c'était pendant des zapping de soirées électorales. Et ça va prendre le même chemin avec la successeuse, qui m'a l'air du même genre blonde en brushing. En fait, je regarderais le JT de TF1 le jour où il sera présenté par une Monica Vitti communiste ou assimilée. Bref, j'ai le temps.


Vingt ou trente piges de moins et je préférerais être sale dans une ZAD que propre dans vos villes.


On reconnaît le droitard pseudo-catho ces temps-ci à sa soudaine compassion pour les SDF  bien de chez nous dont on ne s'occuperait pas alors qu'on ferait tout pour les réfugiés allogènes plus ou moins bougnoules. C est le même qui ignore que 300 sans abris meurent en moyenne chaque année au pied de chez lui à cause de sa logique libérale conservatrice et qui croit que le 115 est une boîte de nuit à la mode. 
Il est donc autorisé de lui cracher à la gueule, voire plus si affinités.


Test:
Tu te réveilles dans un monde de droite.
Tu regardes l'état de la gauche de gauche qui continue à discuter du sexe des anges alors que deux régions dont la mienne sont susceptibles de passer au FN.
Tu as envie
1°de te recoucher
2°de filer dans une communauté affinitaire du Plateau de Millevaches
3°de construire une machine à remonter le temps.


Revirement de l'Allemagne: finalement, "bon sang ne saurait mentir". On se disait aussi.


Brautigan, encore, qui s'est donc fait sauter le caisson le 14 septembre 1984. Le suicide, chez les écrivains, c'est un accident du travail comme disait Stig Dagerman:

Perfect days

We stopped at perfect days
and got out of the car.
The wind glanced at her hair.
It was as simple as that.
I turned to say something.