samedi 22 août 2015

Tant que la cloche n'a pas sonné...


Avant de déchirer Tsipras, comme certains camarades prompts à brûler aujourd'hui ce qu'ils ont adoré hier, deux citations.
"La vie est courte, l'art est long, l'occasion fugitive, l'expérience trompeuse, le jugement difficile." (Hippocrate) ou si vous préférez, ce qui revient au même: "C’est pas fini tant que la cloche n’a pas sonné." (Rocky Balboa)
Quand l'ennemi est aux portes de la ville, il faut gagner du temps. 
1°Tsipras en démissionnant met les "mesures urgentes" au point mort. C'est toujours ça de gagner jusqu'au 20 septembre.
2° On remarquera que Zoe Konstantopoulou ex présidente du Parlement et Varoufakis ministre démissionnaire, têtes d'affiche de la contestation "de gauche" n'ont pas rejoint les frondeurs d'Unité Populaire qui eux-mêmes ne sont pas allés au KKE, donc ne ferment aucune porte.
Bref, Tsipras fait de la politique, de la vraie. Je sais on n'est plus tellement habitué chez nous.
Mais voilà un homme de gauche radicale, le premier à être arrivé au pouvoir en Europe (j'attends de voir chez nous...), seul contre tous, victime d'un coup d'état financier, qui trouve encore le moyen de dégager des marges de manoeuvre en mettant son mandat en jeu.  
J'en voudrais bien un comme ça chez moi, tiens...

11 commentaires:

  1. Sûr que ça change. Z'avez remarqué, entre deux Mythos, ces Grecs qui font de la mob sans casque ? On leur souhaite de ne pas se casser la binette et on les envie pas mal.

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  2. http://www.greekcrisis.fr/2015/08/Fr0459.html

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  3. Comment dire...
    Je crois que vous n'avez pas bien compris. Euh. C'est fini, la Grèce résistante aux injonctions de Bruxelles, de la Troika, etc. C'est fini. Il a signé. Et c'est pire que ce que les autres voulaient (ce qu'il reconnaît lui-même, d'ailleurs). Lisez Varoufakis, sur cette question du troisième plan " d'aide ", comme dit Mme Merkel.
    La question, pour Tsipras, ce n'est plus que de se maintenir au pouvoir.
    Vous me direz, c'est de la politique.
    Certes. Mais cette politique-là, on la connaît. Elle n'a rien de très innovant.

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  4. Chez nous on préfère la com. c'est tendance; faire de la politique, avoir une vision à moyen et long terme on ne sait plus ce que c'est; le coefficient personnel de Tsipras est très élevé en Grèce, à juste titre parce qu'il incarne la résistance; encore quelque chose qu'on a un peu oublié par ici; Tsipras restera premier ministre; tant mieux!

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  5. La position de Tsipras est difficilement tenable, vu qu'il est pris d'un côté entre les demandes de l'eurogroupe qui enfoncent son économie dans la crise et de l'autre entre l'opinion publique qui, début juillet, souhaitait au plus vite avoir accès à nouveau aux guichets des banques (il fallait donc que la BCE refile du fric) et désire rester dans l'euro (ce qui n'est pas tenable pour la Grèce dont la monnaie faible constituait l'avantage compétitif au sein de l'UE).
    Bref, même si je suis déçu par la tournure des évènements, je répète que je n'aimerais pas être à la place de Tsipras quand il a été élu (et je ne sais pas ce qu'auraient fait la plupart de ceux qui lui donnent des leçons, vu la situation dont il a hérité et le manque de courage des dirigeants européens face à Merkel et Schultz).

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  6. Ne pas oublier non plus que celui qui n'a plus un rond et qui obtient, n'importe comment mais peu importe à vrai dire, et qui obtient donc une rallonge de ses banquiers, en vrai, quand on compte, il a gagné. Et d'autant plus que la cause de l'annulation de la dette a progressé en même temps.
    Et pour ceux qui se la jouent un peu trop, non, il n'y a pas de classe ouvrière grecque debout contre le capitalisme. Pas en ce moment, en tout cas. La révolution, dans ce contexte, c'est pas simple.

    (après, bien sûr, il faut compter précisément, ruser comme un fou dans l'application des mesures, etc. Faire de la politique, et ne pas lâcher, surtout pas.)

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  7. J'approuve, en tous points, le commentaire de Joël. Ce n'est ni le lieu, ni le moment, de se "la jouer". J'espère que Tsipras sera réélu.

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  8. Apartheid social européen ...

    Moi, j'aurais envoyé des chars en bas des tours de la défense en 2008. J'aurais renfloué mais avec les chars ... Symboliquement ! Je suis pour ce genre de spectacle ...

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  9. Paul L qui se la joue25 août 2015 à 15:46

    J'espère de tout coeur que François Hollande sera réélu, lui aussi, comme M. Tsipras, pour qu'ils puissent continuer à ruser tous les deux avec Mme Merkel et M. Schauble pour, au fond, protéger les plus pauvres. Comme il le fait depuis maintenant quatre ans et pendant le plus longtemps possible.
    Jusqu'à ce que la cloche ait sonné.
    Et pis la classe ouvrière, on s'en branle, on sait bien, nous quand c'est qu'elle existe et quand c'est qu'elle existe pas.
    On se la joue pas.

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  10. Euh, là, Paul... vous êtes sûr de ce que vous écrivez ? Vous êtes sûr de ne rien avoir ingéré comme substance en même temps que votre souris, disons une substance qui ferait que vous vous la jouiez Balladur relooké Macron...
    Bon, allez, maintenant que vous êtes redescendu, vous pouvez fournir l'explication (une explication, n'importe laquelle fera l'affaire parce que là où vous en êtes ça suffira bien...) de ce qui semble être votre texte.... De l'humour ?

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  11. Le plus comique dans l'histoire, c'est que le plus décidé à faire la peau à Tsipras et Syriza est Martin Schultz. Le même Schultz que la gauche soc-dem voulait propulser à la tête de la commission européenne en nous expliquant qu'avec lui tout allait changer...
    On a vu.

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ouverture du feu en position défavorable