lundi 3 août 2015

La nageuse

Et à la fin il te suffira de voir la nageuse reprendre pied sur la plage d'Agia Irini vers huit heures du soir, seule dans le bleu et l'orange, pour te dire que tout ça, malgré tout, avait valu le coup d'être vécu, nom de dieu.

3 commentaires:

  1. Du temps des colonels, les touristes indifférents affluaient en Grèce. Aujourd'hui, un pouvoir different mais très ressemblant (le colonel tue, le banquier pousse au suicide), celui là aux ordres des banquiers, continue le travail. Et les touristes, aussi indifférents à la torpeur que ceux d'avant, continuent d'affluer dans le pays. Principe de plaisir encore et toujours. Il y a le ciel, le soleil et la mer et les belles nageuses...

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  2. Un vieil ami, cherchant comme nous tous à dire l'ineffable avait écrit autrefois une totalité poétique intitulée "Les Nageuses" pour résumer son vertige. Il s'était fait vertement réprimer par l'édition. Pourtant, semble-t-il, chez paranos et poètes, l'idée est éternelle.
    Et les touristes n'afflueraient pas, par réprobation des Colonels ou des banquiers, démontrant leur vertu tout à fait superflue, pour un travail également à l'œuvre dans les pays dont ils sont eux-mêmes originaires, privant les autochtones de ressources dont ils ont besoin, dans cette situation. Et ils auraient accompli quoi ?… Sinon de faire de la Grèce un territoire interdit, une Corée du Nord ?… Qu'il est curieux le puritanisme de gauche, et parfois assassin, autant que ce qu'il dénonce — mais par bonne conscience, bien entendu. Sous les Colonels aussi, l'argent du tourisme était bienvenu pour la population, si racketté qu'il soit. L'absurdité PC atteint parfois des records du monde de bêtise.

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ouverture du feu en position défavorable