samedi 11 juillet 2015

Tsipras, l'homme qui lisait Xénophon


Attendez, camarades, pas de procès en trahison!
Si Tsipras réussit à mettre sur la table et à obtenir une restructuration de la Dette,  comme il en est fortement question, c'est sans précédent en Europe. Cela va rendre légitime et (enfin) audible les comités citoyens d'audit de la dette (CAC) dont on n'entend JAMAIS parler puisque ces bureaux de propagande néolibérale qu'on appelle les médias capitalistes ont décidé qu'ils n'existaient pas. Or, cet audit est aussi au programme de Podemos qui a de fortes chances de remporter les élections en novembre.
 Et puis, nous, communistes français, on pourra donner des leçons le jour où certains de nos responsables cesseront les câlins avec le PASOK (euh pardon le PS) pour sauver des rentes de situations et s'inscriront dans une dynamique unitaire à gauche de la gauche plutôt que de laisser la place au FN. Parce que la petite saloperie dite par Macron,  sur le FN, "Syriza à la française", elle nous fait d'autant plus mal que, de fait, le FN occupe en partie l'espace politique que nous devrions avoir.
Pour le reste Tsipras, comme Xénophon, sait qu'une retraite apparente et bien organisée n'est qu'un moyen d'obtenir de futures victoires. Et je gage qu'il lit, en ce moment, dans son appartement sur une colline du quartier populaire de Kypseli, quelques pages de l'Anabase:

"Je vous disais que nous avons beaucoup de puissants motifs d'espérer que nous nous sauverons avec gloire. D'abord nous observons les serments dont nous avons appelé les cieux à témoins ; et nos ennemis se sont parjurés : traité, serments, ils ont tout violé. Il est donc probable que les dieux combattront avec nous contre nos adversaires ; les dieux qui, aussitôt qu'il leur plaît, peuvent rendre en un moment les grands bien petits, et sauvent avec facilité les faibles des périls les plus imminents. Je vais même vous rappeler les dangers qu'ont courus vos ancêtres, pour vous convaincre qu'il est de votre intérêt de vous conduire avec courage, et, qu'aidés par les Immortels, de braves gens se tirent d'affaire à quelques extrémités qu'ils soient réduits. Quand les Perses et leurs alliés vinrent avec une année nombreuse pour détruire Athènes, les Athéniens osèrent leur résister et les vainquirent." Xénophon, Anabase

10 commentaires:

  1. Tsipras se bat et ne capitule pas, il utilise les armes et les marges qu'il a dans un conflit déséquilibré, il fait des compromis sans faire de compromissions… bref, il se retrouve à faire des réformes (certaines qu'il souhaite - mettre à contribution les riches, d'autres qu'il concède - en les atténuant) en contrepartie d'une aide d'urgence et d'une restructuration de la dette qui permettront à la Grèce de respirer et de repartir….
    Quant à nous, effectivement, plutôt que de commenter, faisons un Syriza à la française et prenons le pouvoir, pour l'aider et pour nous en sortir nous mêmes.

    fonzi

    Tiens, pis pendant qu'on y est : http://www.liberation.fr/monde/2015/07/10/grece-tsipras-a-t-il-vraiment-capitule_1345701

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  2. t'es optimiste. Les restructurations, c'est pas nouveau, la Grèce en avait même "profité" (façon de parler). Au mieux ils lui rallongeront les échéances.
    Mais bon espérons.

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  3. Je regrette le beau visage de Monica qui ornait la présentation de votre blogue.

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  4. Bernard Grandchamp12 juillet 2015 à 09:54

    Euh, "avec une année nombreuse" ou "avec une armée nombreuse" ?... 😉
    Quoi qu'il en soit, merci pour le recent rappel (piqûre de?) de Blondin "L'homme descend du songe", et prenez soins de vous

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  5. Tout à fait d'accord sur les câlins au sommet entre PCF et PS; c'est ainsi qu'on perd tout son électorat populaire ...et qu'Allah est grand :)

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  6. Honnêtement, je ne comprends rien à la stratégie de Tsipras (s'il en a une).

    Cyrus le Jeune

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  7. Dites, euh... vous êtes sérieux ? Si c'est pas une capitulation, cette mise sous tutelle pure te simple d'un pays, c'est quoi, au juste ?
    Pourquoi ne pas reconnaître que vous êtes, comme nous tous, trahis et écoeurés ? Que vous vous êtes plantés ? Comme les grecs par exemple qui ont voté non au référendum il y a pile une semaine, et qui vont se battre aujourd'hui jusqu'au bout pour empêcher cet " accord " de la honte...
    Vous risquez de passer, sinon, pour ce que vous n'êtes pas : c'est-à-dire, pardonnez-moi, soit quelqu'un de mauvaise foi pathologique, ou un imbécile, tout simplement.

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  8. Les fascistes jubilent. On passe pour des bouffons. Merci tsipras.

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  9. Les fascistes jubilent. On passe pour des bouffons. Merci Tsipras.

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