lundi 8 juin 2015

Exergues possibles pour des mémoires désobligeants, 37

"Je dois tuer quelqu'un en moi, même si je ne sais pas trop comment m'y prendre."
Thierry Metz (1956-1997) L'homme qui penche (Opales/Pleine page.)

Voilà un poète suicidé qui aurait mérité d'être un peu plus lu de son vivant. Il était manoeuvre. Ouvrier agricole, aussi. Il ne s'est pas remis de la mort d'un de ses petits garçons en 1988.  Sa poésie est à la fois très élaborée et très concrète. Elle nous parle de la matière des choses et de celle du chagrin. Mais elle est aussi capable de rendre un bonheur, parfois. Mais pas souvent.

"Le sevrage consiste à me donner des anxiolytiques et de la vitamine B. Et on me conseille de boire beaucoup d'eau. De plus, je dois rester en pyjama et ne pas trop m'éloigner du pavillon. Il n'y a pour l'instant ni visite ni téléphone. Mais cela ne me dérange pas. Il y a tellement à faire à l'intérieur."
L'homme qui penche

 
 

1 commentaire:

ouverture du feu en position défavorable