samedi 30 mai 2015

Le juke-box de Delphes, pas loin de la rue Moncey


On est rentré assez tard à notre hôtel d'une soirée chez T., l'organisateur du festival. Les derniers bars qui avaient la permission de 2 heures fermaient leurs portes.  Il est agréable de connaître assez la forme d'une ville pour s'orienter dans la nuit de printemps et remarquer, au passage, qu'il ne doit pas y avoir de tonnes de rues Charles Nodier en France. On avait bien aimé Charles Nodier, à une époque.  Et Aloysius Bertrand ou Petrus Borel. Notre période romantico-fantastique, Smarra, Ines de Las Sierras, Gaspard de la Nuit, Champavert, tout ça...
Et puis tout a été balayé par une chanson que l'on n'avait pas entendue depuis des années, sortant d'un bistrot, une chanson qui nous a ému plus que de raison et qui, va savoir pourquoi, sans doute une légère ivresse aidant, nous a semblé la chose la plus juste, la plus poignante jamais écrite sur la fin d'un amour. Du coup, on a repris un dernier verre, pour écouter jusqu'au bout et remonter le Temps...

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ouverture du feu en position défavorable