jeudi 26 février 2015

Propos comme ça, 20

 Parfois, j'ai l'impression d'être né avec des souvenirs.

Que Hollande ait parlé de Français de souche pour les profanateurs du cimetière juif, j'excuse: c'était pour mettre le nez dans son caca à Cukierman. Mais la bataille du vocabulaire est à reprendre puisqu'il y a toujours quelque chose de dangereux à emprunter le vocabulaire de l'extrême-droite pour la combattre.





Démence sénile du droitard même jeune: le monopole revendiqué du "réel''. Il n'y a que lui qui sait ce qu'c'est le "réel". Alors que le "réel" du droitard, de fait, ressemble à une hallucination psychotique: il vit entouré de hordes barbues islamistes, de pédés mariés, de voyous remis en liberté et d'instituteurs socialistes qui apprennent la masturbation aux enfants.
Mais le "réel", évidemment, il n'y a que lui qui le voit.

 

Alors, plutôt se souvenir des belles choses:"Ce qui frappe, c’est que jamais la main ne tremble. Ces gamins ont un courage fou. Moins ils ont fait d’études, plus ils ont des convictions d’airain. Chrétiennes pour les uns, communistes pour d’autres, patriotiques pour tous. Les mots qui reviennent sans cesse claquent comme des balles : honneur, devoir, idéal, et leur inflexible corollaire : « Vive la France ! » « Je saurai mourir comme meurt un Français », écrit à ses parents Henri Gautherot, un ouvrier de vingt et un ans qui, lors d’une manifestation organisée par les Jeunesses Communistes, avait été blessé alors qu'il détournait le canon d'un revolver allemand de son camarade Pierre Daix"
Jérôme Garcin, Le Voyant (Gallimard) 
(sur un grand oublié: l'écrivain résistant, aveugle et déporté à dix neuf ans, Jacques Lusseyran)

Trois lignes de Marcel Aymé, Nimier ou ADG, et à chaque fois, la même réflexion: les réacs ne les méritent pas.

Pour Angela Merkel, "La loi Macron est une bonne chose." Même avec la meilleur volonté du monde, allez éviter le point Godwin avec ça...

"Il m'étonne encore d'éprouver
le taciturne goût de vivre
Je l'entends qui se parle en moi
comme dans un habit trop grand
se débattent la chair et l'os
d'un qui aurait poussé trop vite."
Georges Perros, Une vie ordinaire.