mercredi 18 février 2015

L'élégance d'Elsa Marpeau

L'élégance dElsa Marpeau​: vous faire croire dans Et ils oublieront la colère qu'elle vous parle des femmes tondues à la Libération avec un polar caniculaire, tendu, qui fait le pont entre le présent et le passé dans un hameau de l'Yonne où rodent des névroses mémorielles. Alors qu'elle a d'abord et avant tout écrit un roman sur l'éternelle fascination, souvent haineuse,  qu'exerce sur les hommes apeurés le soleil noir de la féminité assumée, sexuelle, irradiante.  La chevelure en est le symbole le plus fort, comme on le sait depuis Baudelaire, et comme le savent les lecteurs d'un autre livre d'Elsa, son  insolemment sensuel et érudit Petit éloge des brunes. Et en plus, dans Et ils oublieront la colère, Elsa a évidemment compris que les vrais grands romans noirs sont tous, d'une manière ou d'une autre, une relecture de la mythologie et de la tragédie grecque comme l'avait vu, en son temps,  Malraux à propos du Sanctuaire de Faulkner.
Bon, en plus, avec tout ça,  j'ai bien l'impression que je suis tombé amoureux du capitaine de gendarmerie Garance Calderon
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Et ils oublieront la colère d'Elsa Marpeau

3 commentaires:

  1. Les officiers féminins de gendarmerie, ça fait longtemps que ça vous émoustille... Je me souviens d'une certaine Sarah dans un fort du nord de la France...

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  2. Mais c'est vrai, ça, dites donc, cher Matthieu! Merci pour la psychanalyse!

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  3. Garance Calderon : rien que le nom est émoustillant.

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ouverture du feu en position défavorable