dimanche 15 février 2015

Je crois qu'il serait content...

Mon grand-père paternel (1912-1994) était instituteur dans le Pays de Caux et plaçait très haut la littérature, au point d'être abonné à la Nouvelle Revue Française durant les années 30. Il me donna sa collection pour mes vingt ans. Je crois qu'il était le seul à avoir pris vraiment au sérieux ma vocation d'écrivain (je sais ce que le mot a de pompeux, mais je n'en trouve pas d'autre). Il a eu le temps de voir sortir mes trois premiers livres.  Je pense qu'il aurait été encore plus fier, finalement, de me voir publié aujourd'hui dans la Nouvelle Revue Française qui représentait pour lui ce qui se faisait de mieux. C'est donc à lui tout naturellement que je dédie "Uchronie pour un tueur fatigué" qui a paru dans le numéro de février 2015 et que je lui dis, où qu'il soit, qu'il me manque toujours.