vendredi 2 janvier 2015

Une bonne année 2016

Pour nos fidèles abonnés, pour les lecteurs de passage, pour les amis, les camarades, les copains, une belle année rouge et révolutionnaire à tous.
Et cette chronique du Talon de Fer dans Liberté Hebdo, parue à l'occasion de ce premier numéro de l'année du petit canard rouge dont la santé toujours très précaire a, je le rappelle, besoin de votre soutien et de vos abonnements.

Bonne année…2016





Chers lecteurs du Talon de fer, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2016. Mais comment pourrait-il en être autrement après la formidable année 2015 que nous venons de vivre. Qui aurait pu imaginer, il y a un peu plus de douze mois que le monde et notre quotidien auraient changé à ce point ? Bien sûr, tout n’est pas parfait, on parle encore de cent mille chômeurs et de citoyens qui gagneraient toujours moins de 2000 euros mais enfin que de chemin parcouru en si peu de temps !

Souvenez vous de décembre 2014 : la guerre partout, la précarité généralisée, la soumission au patronat, un gouvernement socialiste aux ordres de Bruxelles et des SDF qui mouraient de froid parce qu’on refusait d’ouvrir les abris d’urgence. Certes, pour les plus attentifs, il y eut un signe positif, un seul durant cette période. Le gouvernement grec menant sous la pression de la Troïka la politique la plus cruellement austéritaire d’Europe, se révélait incapable de faire élire un nouveau président de la République et comme le prévoyait la Constitution, il y eut dissolution.

Tout commença donc avec la large victoire de Syriza, le front de gauche grec aux élections du 25 janvier. Cela fut un véritable électrochoc. Le gouvernement d’Alexis Tsipras n’hésita pas à renégocier la dette et à menacer de faire exploser la zone euro en la quittant. On se souvient d’Angela Merkel, furieuse, promettant aux Grecs de sanctions économiques terribles s’ils ne changeaient pas d’avis. Et ils ne changèrent pas d’avis. Au contraire leur courage suscita un immense espoir en Europe et une remobilisation de la contestation sociale. Ce furent d’immenses manifestations populaires réclamant la fin de l’austérité de Paris à Berlin en passant par Londres, Rome, Madrid et Lisbonne.

En France, contrairement aux prévisions électorales, les élections u mois de Mars furent très décevantes pour la droite et le FN, virent la quasi disparition du PS mais marquèrent un progrès époustouflant des candidats du Front de gauche élargi, regroupant les communistes, les socialistes frondeurs, les écologistes antilibéraux, le PG et toute la galaxie alternative. Plus de 25% des voix. Cela dopa encore la contestation sociale et des millions de personnes investirent tous les centre villes et les transformèrent en ZAD « hors économie de marché ». Manuel Valls fit donner la police, il y eut des morts et des blessés mais assez vite, comme partout en Europe, les forces de l’ordre passèrent du côté des manifestants. François Hollande prononça la dissolution de L’Assemblée nationale ce qui amena en juin une majorité FDG de plus de 400 sièges. Elle se transforma aussitôt en Constituante et nomma un gouvernement de salut public. Ce fut ce qu’on appela «L’été rouge ». Des processus similaires se déclenchèrent dans les 27 pays européens. François Hollande fut arrêté en compagnie de Gattaz,  Vals, Attali, Macron, Minc,  BHL et Zemmour alors qu’ils tentaient de passer secrètement en Suisse déguisés en Roms.

Assez vite, dès le début de l’automne fut mise sur pied une Union des républiques conseillistes d’Europe (URCE). Les investissements publics massifs, la loi sur le revenu universel, la fermeture des Bourses et l’envoi des traders comme travailleurs volontaires dans les colonies pénitentiaires des Kerguelen, la semaine de 24H et la retraite à 55 ans pour tous font comme vous le savez de notre pays et de notre continent un véritable modèle et actuellement, il semblerait que l’agitation populaire gagne les USA, la Russie et la Chine.

C’est pour cela que je vous souhaite, chers lecteurs de Liberté, une année 2016 qui verra encore progresser notre URCE vers plus d’égalité, de bonheur et de fraternité. Pour fêter ça,  donc, rendez-vous Place des Jours Heureux (ex Grand-Place) à Lille, le 5 janvier 2016 à partir de 20H.

9 commentaires:

  1. Cher Jérôme, bonne et heureuse année à vous et à tous ceux que vous aimez : qu'elle vous apporte votre lot de romans, de poésie et de vins naturels.
    Votre vision de 2015 me fout carrément la trouille, mais c'est - aussi - pour ça que je vous lis fidèlement. Grâce à vous, je lirai Les Echos de lundi avec un plaisir renouvelé...
    Matthieu

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  2. Bonne et heureuse année !
    Comment postuler à un emploi de commissaire politique dans les Kerguelen ?...(Mon CV suit...)

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  3. Cher Jérôme, je ne sais ce que vous avez bu et fumé, mais ojala, comme on dit en castillan... Bonne année à vous !

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  4. - Et donc... JL a ouvert un bar à vins aux Trois-Ponts à Roubaix !!
    Santé et bonne humeur pour 2015, 2016 ...

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  5. « Rien ne garantit que l'option fasciste ne sera pas
    préférée à la révolution.
    Nous ferons ce qu'il y a à faire.
    Penser, attaquer, construire - telle est la ligne
    fabuleuse. »
    A nos amis, La Fabrique, 2014

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  6. Les Jours Heureux ?
    Fonzi en sera !
    Happy new year et happy days à tous les partisans !

    fonzi

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  7. dérisoires gauchistes... il ne leur reste donc plus rien du tout...

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  8. Voilà une année 2015 qui m'irait fort bien.
    Excellente année Jérôme.

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  9. On fera avec 2015 comme avec 2016, tant qu'on peut encore vous lire, Jérôme...Bonne année !

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ouverture du feu en position défavorable