dimanche 4 janvier 2015

Merkel/Le Pen, même combat.

Le Beau et la Bête.


Dans l'Huma: Grèce : Tsipras veut "en finir avec l'austérité",  Merkel menace son pays d'une "sortie de la zone Euro" 
Alors vous voyez, comme ça, les choses sont claires:
L'euro, c'est le mark et les chefs, c'est la droite allemande encore plus que Bruxelles. Ca, on s'en doutait un peu, vous me direz. En revanche que l'ingérence allemande se fasse quand c'est Syriza qui est à 30% et non le FN qui est à 25 ou Aube Dorée quand ils étaient à autant devrait enfin prouver, même aux plus aveugles, deux autres choses à propos du FN en particulier et de l'extrême droite en Europe en général dans ses rapports avec le capitalisme.
1° Chez ces ordures de l'ordolibéralisme, on n'a plus peur d'une gauche radicale que d'un populisme postfasciste. Le populisme postfasciste est, selon les circonstances historiques, un repoussoir pour discréditer les politiques alternatives soit, si le temps devient vraiment mauvais, un allié, un bras armé. Vous avez, le vieux refrain, "plutôt Hitler que le Front Populaire"
 
2° Il faut déposséder Merkel et l'UE de l'Euro, il faut tenter d'en faire jusqu'au bout un outil économique de gauche et pour cela soutenir Syriza. Elle n'a rien à perdre avec la Grèce, la luthérienne de mes deux? Voire. Et avec le Portugal, l'Espagne, demain la France, est-ce toujours si sûr? Ce rapport de force-là est gagnable. Et si on ne gagne pas, à ce moment là et seulement à ce moment là, la question de la sortie se posera.

***
  Merkel, si Le Pen ou Viktor Orban lui garantissent la pérennité de l'ordolibéralisme, elle signe des deux mains. Elle n'a pas d'ennemi au centre ni à droite ni à l'extrême droite. Ca tombe bien, je suis un démocrate, je souhaite la victoire de Syriza et une renégociation de la (fausse) dette. En même temps, moi, symétriquement, j'ai pas d'ennemi à gauche et si une new-Fraction Armée Rouge vient lui buter ses patrons, je ne dis pas que j'approuverais, mais si certains ont besoin d'une soupe et d'une planque, il y a moyen.

 

12 commentaires:

  1. Merci c'est exactement ça!
    Florence

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  2. Cher Jérôme, il y a tout de même une petite différence entre la situation du FN en France et celle de Syriza en Gréce : les institutions grecques - et leur blocage - font que l'arrivée au pouvoir de Syriza est probable à très court terme; les institutions françaises, et notamment le scrutin uninominal à 2 tours aux élections législatives, font qu'un gouvernement FN reste assez peu probable à court terme.
    Donc, logiquement, Mme Merkel se soucie de ce qui pourrait arriver dans un mois à Athènes. Je suis pour ma part persuadé qu'elle dirait la même chose si Marine Le Pen menaçait de l'emporter en France. Ce que j'aime chez les allemands, c'est qu'ils ont goûté en peu d'années à l'hitlérisme puis au communisme et sont donc vaccinés pour un moment contre les extrêmes.
    Vous êtes libre de souhaiter la victoire de Syriza en Grèce et la redéfinition de la politique européenne. De là à vous laisser à ces amalgames...

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    1. hitlérisme et communisme dans le même panier, n'est-ce pas un amalgame?

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  3. Zemmour dans le texte allemand (contre la démocratie en Grèce) :
    "Nous voudrions, en vainquant les idées du XIXème siècle, rétablir la façon de vivre et les formes politiques du XVIIIème siècle ou bien encore des formes politiques encore plus anciennes. Nous savons très bien que le peuple français, à la fin du XVIIIème siècle, n'avait d'autre alternative que de dépérir ou de chercher encore une fois son salut dans une révolution. Que la France ait fait cette révolution, cela est sans aucun doute un signe d'une force vitale non diminuée. Mais les mots d'ordre qui ont accompagné ce grand bouleversement n'ont pas servi, nous en sommes convaincus, les grandes et véritables force de la vie: ils ont amené les hommes à des conceptions fantaisistes, étrangères à la vie réelle, ils ont détaché l'individu du vieux sol natal, ils ont surestimé les constructions intellectuelles, ils ont amené le peuple, par cette évolution étrangère à la vie, à abandonner son sang en admettant un peuple parasite…"
    (Alfred Rosenberg, novembre 1940, discours à la Chambre des députés français).
    Jugnon

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  4. M. Jugnon, quel rapport avec la....choucroute?

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    1. Messe inommbale, ce que je veux dire (et dit) c'est que la troïka Zemmour, Houellebecq, Finkielkraut (pour les plus causeurs), c'est un nazisme français qui vient enfin par les lettres et sans le politique et prend sa revanche sur mai 68, c'est tout simple.
      Jugnon

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  5. je sais pas vous, mais moi, Missa Sine Nomine me donne une idée de chanson.

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  6. Juste par curiosité, votre soupe, elle sera à base de lentilles dans un plat sur lequel il y aura écrit Causeur ?
    Il parait que la new RAF qui n'est pas connue pour son sens de l'humour en a buté pour moins que ça.
    Pelo

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  7. J’avais cru comprendre que Syriza voulait sortir de la zone euro et mettre fin unilatéralement au remboursement de la dette. Une jolie reculade! Tenter de faire de l ’UE de l’euro un outil économique de gauche ? Vous rigolez mon cher Jérome?

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  8. Sans jouer les rabats-joie, il est surtout probable que Syriza, une fois au pouvoir, se heurte à certaines réalités et n'adopte, au mieux, qu'une politique sociale-démocrate de replâtrage. On ne les entend déjà plus beaucoup réclamer la sortie de la zone euro... Bref la vraie gauche n'ira pas au bout de ses intentions, va se planter et laissera un boulevard à la droite dure ou aux technos bruxellois. Comme un air de déjà vu. yvt.

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  9. De quel droit l'Allemagne s'ingère-t-elle dans les affaires internes de la Grèce? L'arrogance de Merkel est sans limite; les grecs ne sont-ils pas libres de décider par eux-mêmes, de choisir leur gouvernement et la politique qu'ils souhaitent? ou alors la démocratie c'est pour ceux qui "ont les moyens"? un édito du Bild suggère que les grecs vendent toutes leurs îles pour rembourser; faut-il rappeler que l'Allemagne n'a toujours pas honoré le paiement des dommages de guerre à la Grèce (avec les intérêts qui courent depuis 1945).
    Finalement Merkel a bien raison de s'inquiéter et avec elle toute la clique de Bruxelles, le résultat probable des élections grecques ce sera le début de la fin de l'hégémonie allemande dans la zone euro et de la "démocratie" vue de la Commission Européenne (dont les membres ne sont même pas élus), de la BCE et du FMI.
    Tsipras renégociera la "dette", sans sortir de l'euro, et cela fera tache d'huile en Europe; c'est de bon augure.

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  10. L'Allemagne met Tsipras face à lui-même et à ses discours précédents. Les Grecs sont libres de choisir leur gouvernement et libres de quitter cette Europe qui ne leur convient pas.
    Pelo

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ouverture du feu en position défavorable